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Ainsi en a décidé la Cour constitutionnelle dans son arrêt du 24 octobre 2013, sous réserve d’éventuelles réclamations fondées contre les candidatures provisoirement validées. En effet, sur plus de 420 listes qui avaient été soumises à son appréciation, le juge constitutionnel en a rejeté 10 dont celle de l’Honorable Oulématou Tamboura.

Le jeudi dernier, les neuf sages de la Cour constitutionnelle ont proclamé les candidatures validées pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale du Mali, scrutin du 24 novembre 2013. Ainsi, l’institution conduite par Amadi Tamba Camara a rejeté au total dix (10) listes de candidatures sur près du demi millier qui lui est parvenu.

Au nombre de ces listes recalées on retient notamment celle du RPM dans la circonscription électorale de Ténenkou, sur laquelle figure l’honorable Oulématou Tamboura. Alors que la direction du parti soutient une autre liste, la Cour a estimé que l’ancien ministre et son colistier, du nom de Boubacar Megnenta, sont mal fondés à se présenter. Car, motive-telle, la loi électorale, en son article 68, interdit que plusieurs listes aient, dans la même circonscription électorale, le même titre, ou qu’elles se réclament du même parti.

Par ailleurs, le juge constitutionnel a retenu environ 420 listes qui devraient aller à l’assaut des 147 sièges que compte l’Assemblée nationale du Mali. Parmi les plus de 1100 candidats qui seront de la bataille législative figurent des candidats malheureux à la dernière élection présidentielle dont le plus célèbre reste certainement Soumaïla Cissé de l’Union pour la République et la démocratie.

Dans son Nafunké natal, le désormais président du FDR et chef de file de l’opposition doit faire face à trois autres listes dont celle du RPM, défendue par Amadou Issa Boré et Alhadji Tounkara. Il faut, au passage, rappeler que M. Tounkara défie ainsi la volonté de son parti, le Pdes, qui a fait le choix de ne présenter aucun candidat contre Soumaïla Cissé dans cette circonscription électorale pour avoir soutenu la candidature de ce dernier lors de la présidentielle.

Des candidatures non moins remarquées d’anciens prétendants au fauteuil présidentiel sont aussi celles de Mountaga Tall du Cnid et de Dramane Dembélé de l’Adema/Pasj qui partent sur la même liste dans la circonscription électorale de Ségou. Si le premier est un habitué de la députation, le second est pratiquement à sa première expérience à une élection de proximité. Idem pour Soumaïla Cissé de l’URD et Madani Tall de l’ADM, lui qui part à l’assaut de Tombouctou.

A ceux-ci s’ajoutent d’autres candidats malheureux à la dernière présidentielle : Housseïni Amion Guindo (Codem) dans la circonscription électorale de Sikasso, Oumar Mariko (Sadi) à Kolondièba, Konimba Sidibé (Modec) à Dioïla et Haïdara Aïchata Alassane Cissé à Bourem.

Autre remarque qui ne pouvait échapper aux observateurs de la scène politique malienne, c’est le fait que des responsables des groupes armés du Nord se soient présentés, de surcroit sous les couleurs du parti présidentiel. En effet, sur des listes RPM, Mohamed Ag Intalla et Ahmada Ag Bibi, tous membres du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla), partent respectivement à la conquête de Tin-Essako et de Abeïbara.

Bakary SOGODOGO


Alliance MODEC – CAP – Sadi à Ségou :Pour la victoire dès le 1er tour des législatives

Les élections législatives se tiendront les 24 novembre et 16 décembre 2013. Les partis ayant soutenu IBK au second tour de la présidentielle entendent jouer pleinement leur partition aux législatives. Trois partis se sont distingués. Il s’agit du Modec, de la Cap et de la Sadi. Ils se préparent activement pour obtenir les sièges de la circonscription électorale de Ségou.
En vue de remporter la victoire aux législatives dès le 1er tour, le Mouvement pour un destin commun (Modec), Convergence d’action pour le peuple (CAP) et Solidarité africaine pour la démocratie et l’intégration’(Sadi) ont décidé de présenter une liste commune dans la circonscription électorale de Ségou.

Cette liste, Ségou Kanu, de l’alliance Modec-CAP-Sadi, est composée de Mamadou Lamine Diarra, maire, Ousmane Traore, Agro-industriel, Yu Hong Wei dite Astan Coulibaly, Opératrice économique, Mamadou Traoré, Entrepreneur dissident Urd (responsable de la coordination des associations et mouvements de soutien à Soumaïla Cissé à Ségou), Aguibou Bouaré, juriste, Adama Traoré, opérateur économique, et Amadou Thiam, administrateur de travail.

Avec la concrétisation de cette alliance, les candidats sont persuadés que si les trois partis se donnent la main avec l’engagement de leurs militants, il n’y a pas de raison que leur liste ne passe pas dès le 1er tour. A défaut de cela, elle doit être plébiscitée au second tour. Elle en aura les moyens face à une demi-douzaine d’autres listes, notamment celles d’autres groupements comme RPM-Miria-Fare Anka Wuli ; Adema Pasj-Cnid FYT-Rpdm.

La liste Ségou Kanu affiche ses ambitions pour l’Assemblée nationale.
C’est donc fort de la quasi-certitude de pouvoir remporter les sept sièges de cette circonscription qu’Aguibou Bouaré, du Modec, et ses colistiers se lancent à l’assaut de la « Cité des balanzans », et ce malgré la présence de deux candidats malheureux à la dernière présidentielle, dont un député en fonction, qui ont montré leurs limites dans la gestion des affaires publiques, et l’inanité de la politique telle qu’elle est menée actuellement.

C’est pourquoi, conformément au vœu et désir de changement exprimé par le peuple malien, Aguibou Bouaré et ses colistiers entendent faire la politique autrement, en s’inscrivant notamment dans le processus de décentralisation dont la relance est impatiemment attendue par tous.

Ainsi, répondant aux missions du député, les candidats de la liste Ségou Kanu, qui ont déjà mis l’accent sur l’écoute de leurs concitoyens, comptent apporter à ceux-ci autant que possible leur aide dans leur vie quotidienne.

Cet engagement se traduira par des actions allant dans le sens du renforcement de la décentralisation, la promotion et le développement des coopératives, le développement de l’agro-industrie et l’élevage, la promotion de l’emploi des jeunes avec un accent particulier sur l’industrialisation régionale, la lutte contre la frilosité des banques et établissements financiers, etc.

Nouhoum DICKO

Le Prétoire du 28 Octobre 2013