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Selon le calendrier électoral établi par le ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités locales, la campagne électorale des législatives sera ouverte le 9 juin. La date limite de dépôt des candidatures étant le 16 mai. Le premier tour du scrutin est prévu pour le 1er juillet et le second tour le 15 du même mois.

Le délai très proche de ce scrutin fait que du côté de l’ADP, la mouvance présidentielle, la page de la présidentielle est déjà tournée. Les regards sont tournés vers les législatives.
L’ADEMA, le mastodonte de ce regroupement politique est courtisé par les 42 autres partis.

Le CNID, le MPR, le URD, le PCR, le BDIA entendent être chacun sur une liste pilotée par le parti de l’abeille. C’est le cas à Ségou où l’URD et le CNID seront portés à califourchon par le parti de Dioncounda Traoré.

C’est également le cas en commune V du district de Bamako où ces deux formations politiques seront protégées par les abeilles. En commune I et VI aussi, le parti du soleil levant sera dans les grâces des rouges et blancs.

Le MPR a été rejeté par l’ADEMA dans plusieurs circonscriptions électorales notamment à Ségou, Niono, Gao, Ansongo et Kati. Cependant, dans les communes II et IV, c’est bien le parti de l’abeille qui court derrière les tigres de Choguel Maïga en raison de son poids supposé dans ces localités. C’est Mohamed Lamine Haïdara dit Mao et Oumar Kanouté qui incarnent respectivement la force du parti dans ces deux circonscriptions.

A Banamba, les partis membres du FDR sont partis de façon disparate. Ainsi, l’on a appris que c’est l’ADEMA et le PARENA qui ont formé une liste commune. Le même scénario se dessine à Kati où ces deux formations politiques et le RPM sont en pourparlers très avancés.

A Bankass, l’URD se croit très fort et a fermé la porte des négociations à l’ADEMA et au PCR en composant seule sa liste. Celle-ci a semble t-il été déposée au niveau de l’autorité compétente. D’où une liste ADEMA – PCR- RPM en gestation.

A Niafunké, c’est une liste RPM-ADEMA qui croisera le fer avec celle de l’URD, composée du duo Younoussi Touré – Baba Oumar Boré. D’autres grandes manœuvres sont en vue au sein du parti de l’abeille qui attend une aide financière considérable du président Konaré pour s’imposer à la faveur de ces législatives en enlevant la majorité absolue des sièges ou à défaut le maximum de députés.

Une manière pour Dioncounda Traoré et ses camarades de prendre le futur président en otage, de l’empêcher d’avoir les coudées franches et de partager le pouvoir avec lui, en mettant dans la balance son poids électoral.

Chahana TAKIOU

09 mai 2007.