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La campagne électorale qui aborde sa dernière ligne droite, gagne en intensité

jpg_une-2303.jpgComme tous les cercles du Mali, Tombouctou vit au rythme de la campagne électorale pour les législatives. Chacun en ce qui le concerne – administration, Ceni, sécurité – se prépare du mieux possible pour réussir des élections libres transparentes et crédibles. La révision des listes électorales a permis d’enregistrer nombre de transferts dus au retour des populations déplacées.

Pour la circonscription de Tombouctou qui ne dispose que d’un seul siège de député, sept candidatures sont en lice. Il s’agit de celles de Mme Maiga Aziza Khatra (ADEMA), Elhaj Baba Sandy, (UM-RDA), Mahamane Alidji (RPM), Madani Tall (ADM), Ousmane Oumar Maiga (URD), Hamoudi Sidi Ahmed (ASMA) et Cheickna Cissé (PARENA). Ce siège unique écarte les possibilités d’alliance. Chaque candidat se bat donc pour lui même et s’investit tant bien que mal pour la mobilisation des électeurs en espérant que cela lui profitera.

A la date d’aujourd’hui tous les candidats sont présents dans la cité. Les rues, ruelles et artères sont parées aux couleurs des candidats par l’entremise d’affiches de toutes les dimensions. La campagne électorale qui aborde sa dernière ligne droite, gagne en intensité avec des processions de voitures et de motos, des QG animés, surtout pendant la nuit. Après l’ouverture officielle de la campagne, le 3 novembre, c’est la candidate Aziza de l’Adema qui, la première, a entrepris de sillonner la ville avec son cortège d’autos et de motos et à prendre une série de contacts avec toutes les communautés.

Madani Tall (ADM), après avoir été accueilli avec faste à son arrivée par ses amis et sympathisants, a fait le tour de la ville à la tête d’un impressionnant cortège. Il a pris contact avec tous les leaders de la cité et de toutes les communes du cercle pour expliquer le motif de sa candidature.

Le député sortant Elhaj Baba Sandy n’a pas dérogé à la règle de la procession motorisée et des manifestations populaires. Le candidat de l’UM-RDA a tenu la semaine dernière un grand meeting sur la place Sankoré pour expliquer ce qu’il a pu réussir au cours de son mandat passé à l’Assemblée nationale. Il a exhorté les uns et les autres à aller vers une campagne civilisée, sans injures. Elhaj Baba a prôné la paix, la réconciliation sans lesquelles tout effort de développement sera vain.

Au cours de ce rassemblement des personnalités importantes telles Salem Ould Elhaj, chercheur, historien et écrivain et autres ont témoigné en sa faveur. Le tout s’est passé durant un concert animé par la cantatrice Kya Coulibaly et les danses et musiques du terroir.

Hamoudi Sidi Ahmed de l’ASMA, aussitôt débarqué du bac, a été escorté par une noria de motos et de voitures jusqu’en ville. Après les différents contacts pris avec les notabilités, les chefs de fractions, de villages et de quartiers, les membres de son QG, il a choisi de lancer sa campagne dans la commune d’Aglal où il a été accueilli avec pompe le 13 novembre.

Le candidat s’est attaché à convaincre les électeurs de le porter à l’Assemblée nationale où il pourra user de toute son influence pour apporter plus de briques à la reconstruction et au mieux-être des habitants du cercle. Pour le patriarche Moulaye Elmehdi, le candidat Hamoudi est le symbole du métissage, en lui on retrouve toutes les ethnies du nord. Il demande à tous de sortir le 24 novembre prochain pour voter Hamoudi, le candidat du changement.

La même après-midi, Ousmane Oumar Maiga a tenu à Tombouctou un premier meeting au cours duquel il a souligné la portée d’être le candidat URD dans cette compétition électorale. Il s’est aussi présenté comme le candidat de toutes les communautés et a prôné le changement. Une fois élu, promet-il, il sera le représentant de tous et tiendra ses promesses de campagne.

Les deux autres candidats – ceux du RPM et du PARENA – s’appuient jusqu’ici sur une intense campagne d’affichage.

Le constat saute à l’œil : les femmes sont sous-représentées et seule l’Adema aligne une candidate sur les 7 prétendants. Mais hommes ou femme, tous les candidats plaident pour une élection transparente et apaisée et pour une campagne dans le respect mutuel.

M. SAYAH

AMAP-Tombouctou

L’Essor du 19 Novembre 2013