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C’est très tard dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 juillet 2007 que la Cour Constitutionnelle a rendu public l’arrêt portant proclamation de la liste définitive des députés élus dès le premier tour et des candidats retenus pour le second tour prévu le 22 juillet prochain.

La Cour Constitutionnelle, après avoir statué sur les requêtes déposées à son niveau, a confirmé que treize sièges ont été enlévés dès le premier tour dans huit circonscriptions électorales (Mopti, Niafunké, Diré, Gao, Menaka Abeibara, Tessalit, Tin-Essako). Et les 268 candidats répartis entre 94 listes de candidatures seront départagés le 22 juillet prochain pour élire les 134 députés. Il faut rappeler que parmi les candidats de ces législatives, il y a des indépendants, des militants et même des présidents des partis politiques.

QUELLE CHANCE POUR CES PRESIDENTS DE PARTIS POLITIQUES?

Si la liste de certains chefs de partis a été invalidée depuis le début, en l’occurrence dès la proclamation définitive des listes de candidature, comme c’est le cas de Tiébilé Dramé, le numéro un du PARENA, d’autres sont au second tour, même si parmi eux certains sont en ballottage défavorable comme Dr Oumar Mariko du parti SADI.

Aussi, il convient de noter que parmi ces candidatures de chefs de partis politiques, celle de l’URD en la personne de Younoussi Touré a réussi le “Takokelen”. Autrement dit, il a été élu dès le premier tour à Niafunké. Cependant ceux qui sont au second n’ont pas du tout droit l’erreur.

Leur échec serait considéré comme de l’humiliation. Comment un président de parti peut-il perdre dans sa circonscription électorale? Se demande-t-on au sein de l’opinion publique nationale.

Dans la région de Koulikoro, circonscription électorale de Nara, le président de l’Adéma PASJ M. Dioncounda Traoré et ses colistiers sont en ballottage favorable contre les candidats du CNID Faso Yiriwa Ton Sina Damba Maïga, Sankaré Soucko et Sidi Mohamed Diarisso. Malgré les écarts de voix, la surprise est possible surtout au niveau du report des voix.

Dr MARIKO, Me TALL ET MAMADOU SINAYOKO

Dans la région de Sikasso, circonscription électorale de Kolondiéba, le parti SADI représenté par Dr Oumar Mariko et son colistier est en ballottage défavorable avec le CNID Faso Yiriwa Ton (Oumar Koïta, Ibrahima Koné) la chance du Docteur Mariko semble être minime avec l’écart de voix.

Ainsi, le parti SADI doit revoir sa stratégie dans cette circonscription électorale pour sauver son numéro un. Toujours dans la région de Sikasso, le numéro un du parti BARICA M. Mamadou Sinayoko est en ballottage favorable dans la circonscription électorale de Bougouni.

Au regard des alliances avec l’Adéma et le MPR, le représentant de BARICA qui n’est autre que son président a une forte chance de siéger à l’Assemblée Nationale face aux candidats du parti CDS. Dans la région de Ségou, circonscription électorale de Ségou, Me Mountaga Tall a de forte chance d’être réélu.

En plus du poids de son parti, le CNID Faso Yiriwa Ton dans cette circonscription électorale, les partis politiques de ses colistiers sont les mieux implantés et les responsables de ces partis ont la capacité de mobiliser pour l’élection de leurs candidats.

IBK EN COMMUNE IV

Dans le District de Bamako, la circonscription électorale de la Commune IV, le numéro un du RPM et son colistier sont en ballottage avec la liste indépendante Moussa Mara représentée par Moussa Mara et Sidi Lamine Diarra. Avec les résultats du premier, on ne cesse de poser la question : Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) sera-t-il réélu au second tour ?

En tout cas, le RPM est menacé en Commune IV. Déjà entre le RPM et son adversaire, l’écart est peu considérable, le RPM 31,52% contre 30,70% pour la liste indépendante Moussa Mara. La seule chance de la liste RPM serait le soutien de la sous-section ADEMA de la commune.

Sinon le RPM a peu de chance face à la liste indépendante Moussa Mara, puisque selon des habitants de cette commune, le candidat Moussa Mara a fait plusieurs réalisations au niveau de la Commune IV (installation des jeunes commerçants de la commune, construction d’un pont dans la commune). Ils ont aussi mis l’accent sur le fait qu’il côtoie la population de sa commune.

L’idéal pour ces présidents de partis candidats était d’être élu dès le premier tour. Il va donc falloir attendre la fermeture des bureaux de vote le 22 juillet prochain pour connaître le sort de ces présidents de partis politiques.

Dado CAMARA

19 juillet 2007.