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La campagne pour les élections législatives qui s’ouvre après demain à minuit laisse entrevoir des empoignades entre les différents candidats en lice. Déjà, au niveau de certaines localités, des élus voient toute la menace du fait de la présence d’adversaires de taille. Ces députés voulant briguer de nouveau un mandat, ne ménagent aucun effort depuis quelques temps après l’annonce de l’ouverture de la campagne qui aura lieu dans moins de 3 jours.

Dans leurs stratégies, ces députés de nouveau candidats à leur propre succession, ne lesinent pas sur les moyens. Une anticipation sur l’ouverture officielle de la campagne, dit-on dans certaines villes où les nouveaux postulants (leurs adversaires) apprécient mal cette attitude de leurs députés sortants qui voudraient coûte que coûte conserver leur place à l’Assemblée Nationale pour la prochaine législature.

Ceci est d’autat plus vrai que même la session en cour et non terminée à du mal a être bouclée car, à chaque convocation pour une séance pleinière de délibération sur les projets de loi non encore adoptés, on se voit dans l’obligation de faire un report de date à cause de l’absentéisme de la plupart des élus à Bamako ; surtout que les députés absents, devant la situation n’ont pas donné mandat à leur collègue.

Habitués des lieux, nous avons, à deux reprises, fait face à cette réalité qui s’est averée pour nous une véritable surprise qui n’a pas non plus manqué de nous étonner à plus d’un titre. Mais, la situation, nous le témoignons, avait été prévue par certains députés qui en savent.

En effet, nous disait un député ADEMA, “il n’y a pas assez longtemps, nous étions en pleine campagne présidentielle, la dernière session de l’Assemblée aura du mal à se tenir du fait de la situation devant laquelle nous serons”.

Des explications de cet élu la date de clôture de cette session de l’institution considera avec une période où chaque député est dans sa base entrain de faire un travail de terrain pour tenter de se donner les chances d’être reconduit dans sa fonction de parlementaire. La fonction de député est elle devenue si importante en raison de ses avantages financiers et de l’estime dû à la personne qui l’exercice que partout au Mali, tout le monde et n’importe qui veut être députés de sa circonscription. Pour la plupart, il s’agit d’une fonction juteuse qui peut amener à avoir en cinq ans de mandat ce qu’on aura pas pu réaliser pendant des decennies de son existence.

C’est ainsi que pensent, à tort ou à raison, beaucoup de personnes. Ce qui est sûr et que personne ne peut nier, le député est une personnalité politique pour laquelle tout le monde voue un respect et une très grande considération à cause de son statut. Il a de l’influence et les autorités administratives de la circonscruption où il est élu le craignent parfois. Conscients de ce fait, ces dernières années même des “pieds plats” n’ayant pas du tout la vocation pour être à ce poste, n’hésitent pas à faire acte de candidature chaque fois qu’il s’agit d’élections pour la députation.

Cette année, la situation est telle qu’au niveau de certaines localités, il y a des
candidatures que l’on peut dire relève de la “farce ou du sabotage” car, les intéressés eux-mêmes savent qu’ils n’ont aucune chance de bénéficier du suffrage des populations de leur localité. Si dans d’autres localités on a eu à commettre la grave erreur par le passe, de nos jours tout le monde semble avoir compris le rôle que doit jouer celui ou celle à qui les populations accordent leur confiance. Et le message est clair à cet effet “on ne vote que pour celui qui est capable d’apporter quelque chose pour le bonheur des populations” c’est ce qu’on entend sortir de la bouche des électeurs.

C’est pourquoi face à la multitude de candidatures pour la campagne qui sera ouverte après-demain, dans certaines localités c’est le sourrire qu’on lit sur le visage de certains électeurs pour qui c’est l’occasion de bouffer l’argent de gens trop “bêtes”.

Laya DIARRA

08 juin 2007.