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Les états-majors politiques préparent activement la campagne pour les élections législatives de juillet prochain. Et sur la scène politique malienne, on est loin des échauffourées et autres tintamarres politiques vécus du 25 février 2007, date de la mise en place du Front pour la Démocratie et la République (FDR) jusqu’à deux semaines après la tenue du scrutin présidentiel. Autrement dit, c’est le calme plat depuis que les regards sont rivés sur Bagadadji new-look, même si certains qui nourrissaient d’y siéger sont maintenant out.

Le calme plat apparent auquel on assiste en ce moment sur la scène n’est qu’un répit qui s’est imposé de lui-même suite aux alliances contre-nature qui cachent mal un pan ouvert de notre jeune démocratie. Nombreux sont ceux qui se demandent aujourd’hui si nos politiciens se battent pour des idéaux ou pour les besoins du ventre. Ont-ils raison?

Pas sûr, les alliances contre-nature, on en trouve dans toutes les démocraties, surtout, lors des élections de proximité, comme les législatives. Le combat politique est une lutte d’intérêt. Et dans cette lutte, on rencontre souvent des alliances politiques, fussent-elles contre nature, mais nouées sur la base d’objectifs précis.

Le revers serait plutôt que l’alliance qu’on noue avec d’autres soit de nature à nous éloigner de l’objectif fixé. Tant que cet objectif peut être atteint, on dit, en politique, qu’il n’y a aucun risque.

Pour ce qui est des législatives prochaines, l’ADP et le FDR sont, tous deux, partis sur la base d’objectifs clairs et précis. L’ambiguïté dans les alliances dites aujourd’hui de contre-nature réside dans le fait qu’elles sont souvent dirigées contre des partenaires habituels et non dans les alliances elles-mêmes entre partis membres de l’ADP et ceux du FDR.

D’après les politologues, même-là, il n’y a pas quelque chose d’extraordinaire dans la mesure où, c’est cette ambiguïté qui fait tout l’intérêt du jeu politique. La saveur qu’on veut donc des législatives prochaines ne sera dégustée qu’après les élections, quand les uns et les autres auront fait le bilan du parcours pour savoir si l’objectif fixé a été atteint ou pas.

Comme quoi, les vrais débats, c’est après les législatives, mais pas avant. Comme dit l’adage, “méfiez-vous de l’eau qui dort”, preuve que le calme apparent actuel n’est qu’un mirage. Le vrai combat, c’est donc après la bataille finale quand on aura su qui a pu faire quoi et qui est capable de quoi. La réponse, à la rentrée parlementaire prochaine !

Adama S. DIALLO

06 juin 2007.