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La campagne pour les élections législatives se poursuit malgré la timidité qui la caractérise. Dans la bataille, certains candidats n’ont rien trouvé de meilleur pour avoir la sympathie des électeurs que d’utiliser le nom du président de la République comme fonds de commerce électoral. C’est dire combien le président de la République est encore important pour la mobilisation du premier tour des législatives de juillet 2007.

Ils sont un millier à se lancer dans la course pour siéger à l’Assemblée Nationale du Mali. Ils, ce sont des anciens députés et des personnes qui aspirent à ce statut. A noter que cette année, plusieurs opérateurs économiques sont descendus dans l’arène pour le scrutin du 1er juillet prochain. La plupart déclarent que c’est une façon pour eux de pouvoir mieux servir le chef de l’Etat. Vrai ou faux?

Pense qui voudra. Tout ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que plus d’un croit qu’il faut être avec l’homme du 26 mars 1991 pour jouir de tout ce que l’on veut dans ce pays.

Manque de slogans

Contrairement aux élections présidentielles, pour les législatives et toutes les autres échéances électorales de proximité, les candidats montrent généralement une pauvreté criarde de slogans pour faire la campagne. Toute chose à laquelle une solution semble trouvée cette année. En effet, pour les législatives à venir, qu’il s’agisse des candidats indépendants ou ceux issus des partis politiques, tout le monde utilise le nom du président de la République comme slogan de campagne.

C’est ainsi qu’on aura vu le week-end dernier, lors de la diffusion des messages, certains déclarer à la télé qu’ils sont les candidats proches d’ATT, et sont animés du souci de l’accompagner tout au long de ce mandat qu’il vient d’entamer.

Même les responsables des partis porte-parole de leurs candidats n’échappent pas à la règle. Pourquoi tout cela? Nul doute que parce que tout le monde a compris qu’ATT est devenu celui par qui on peut mieux se faire “vendre” au Mali.

Aujourd’hui, celui-ci, on sait, est adoré par les populations presque partout sur l’étendue du territoire national. De ce fait, il est celui dont le nom peut mobiliser foule, faire passer quelqu’un aux termes de ce scrutin attendu pour le 1er juillet 2007.

Vus sous cet angle, les candidats en compétition usent de son nom pour atteindre leur objectif principal qui est d’être élu pour siéger à l’Assemblée nationale du Mali. Surtout qu’ils sont tous conscients qu’ATT a pu se faire réélire à la tête du pays grâce à son aura personnelle qui n’a rien à avoir avec l’accompagnement par une majorité de la classe politique.

Pour ce qui est des élections législatives de cette année et particulièrement ici à Bamako, qu’on soit du FDR ou de l’ADP (en raison des candidatures contre-nature), on se réclame du président de la République Amadou Toumani Touré.

Autrement dit, le nom du chef de l’Etat est devenu un fonds de commerce à caractère électoral. L’option a toutes ses raisons et vaut ce qu’elle vaut. Mais à croire que cela va produire l’effet escompté.

Attendons de voir le résultat qui sortira des urnes.

Laya DIARRA

18 juin 2007.