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constitutionnelle.jpgLa liste définitive des candidats pouvant se présenter au premier tour des élections législatives de juillet prochain est donc connue depuis jeudi dernier. Au terme du délai de 48 heures ouvert avec la proclamation par la Cour constitutionnelle, des candidatures validées, il y a une semaine jour pour jour, la liste des candidatures a été définitivement validée jeudi au cours d’une audience solennelle de la haute institution qui doit, conformément à la loi électorale, proclamer la liste définitive des candidatures au pus tard 30 jours avant le scrutin.

La soirée marathon a été fatale à certains candidats dont les plus connus sont sans doute Tiébilé Dramé, le président du PARENA et candidat à la dernière élection présidentielle, le député sortant Cheickna Hamalla Bathily et Oumou A. Sall, la sympathique maire de Goundam.

Le président du PARENA qui avait déjà été député entre 1997 et 2002 a eu tort de s’aligner sur la même liste à Nioro du Sahel que Cheickna Hamalla Bathily, le député sortant de l’URD dont la candidature a été invalidée par la Cour constitutionnelle au motif qu’il détient différents jugements tenant lieu d’actes de naissance et selon lesquels il est né tantôt à Gadiaba Kadiel, tantôt à Madina Tiancourni, Nioro du Sahel, ou encore à Médine Diawantré.

La Cour en a déduit que ces différents lieux de naissance de la même personne laissent apparaître que son casier judiciaire aurait été établi en trompant la vigilance des autorités du tribunal de Nioro du Sahel.

Considérant donc « qu’il ressort effectivement des différents documents fournis, notamment les jugements supplétifs d’acte de naissance et l’expédition de l’arrêt de condamnation par contumance du 17 août 1994 pour faux et usage de faux« , la Cour a invalidé la candidature du député sortant de l’URD et du coup la liste ADEMA-URD-PARENA.

La liste indépendante « Espoir Bwatum » de Tominian a subi le même sort, mais pour une raison différente. L’un des candidats inscrits sur cette liste Aly Farka Maïga est le chef du bureau des douanes de Béména. Ce qui le rend inéligible dans cette circonscription électorale aux termes de l’article 5 de loi organique fixant les conditions d’inéligibilité pour la députation.

Disqualifiée également la liste MPR-URD à Mopti. La raison ? Le candidat Garba Samassékou de la liste MPR est conseiller municipal élu sous les couleurs du RPM dont il n’a pas démissionné. La Cour a expliqué que l’on ne peut être conseiller communal d’un parti politique et se présenter sous la bannière d’un autre parti contre son parti à l’élection des députés ou même se présenter en indépendant contre son propre parti.

Le même reproche vaut pour la liste indépendante Oumou A. Sall et Ahmédou Ag Abdallah de Goundam. La Cour a établi que le colistier de la maire est effectivement un élu municipal de l’URD (1er adjoint au maire de Gargando) dont il n’a jamais démissionné.

Toujours à Goundam, la même faute est reprochée à la liste indépendante Hama-Baba dont l’un des candidats, Baba Ould Sidi Mohamed est conseiller municipal ADEMA et maire de Tilemsi. Or, il n’a pas démissionné de son parti. C’est cette liste qui porte à 5 le nombre des listes de candidatures disqualifiées après les réclamations. Et contrairement à ce que nous avons écrit dans notre édition du vendredi, l’ADEMA sera présente à Macina où sa liste n’a pas été invalidée (voir rectificatif).

Mais la Cour n’a pas fait qu’invalider des candidatures. Elle a remis certains candidats dans leurs droits. C’est le cas de la liste de l’US-RDA et celle du groupement de partis UFD-PE à Koulikoro et du candidat du RPM à Kidal. Ces listes avaient été victimes d’omission ou d’erreurs matérielles lors de la proclamation de la liste validée le 28 mai.

La Cour a aussi procédé à des rectifications d’erreurs matérielles. C’est ainsi qu’en Commune VI, la liste PSP-UDP devient PSP-UPD. Il s’avère aussi que la liste indépendante Union des forces pour le changement est en fait un regroupement des partis BARA, RDP et MADI.

A Sikasso, au lieu de lire Diakardia Ballo sur la liste commune RPM-PARENA, il faut plutôt lire Diakaridia Diallo.
La même erreur matérielle avait été commise sur la liste PUDP en Commune VI sur laquelle, il faut lire Mme Camara Mama Condé au lieu de Moussa Condé.

Sur la liste commune FAMA-BDIA à Mopti, il faut ajouter « Sambourou » au nom de Belco Sidibé et non à celui de Massédou Dienta.

En Commune V, ce n’est le MPR qui est en liste commune avec le MIRIA et le RJP, mais plutôt le RPM. En Commune I, l’US-RDA ne va pas seule en compétition. Elle est avec le PARENA. Toujours à Bamako, ce n’est pas le RAMAT qui est en compétition en Commune IV, mais plutôt le MPLUS-RAMATA.

Revenons à la Commune I. le nom de famille du deuxième candidat du MIRIA s’écrit Aldjanabangou et non Aldianabougou. Enfin, le prénom d’un des candidats du MIRIA à Kolokani s’écrit Mary et non Marie. Nous vous proposons en pages 4 et 7, la liste complète et définitive des candidatures.

L’Essor du 04 juin 2007.