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Arrivé en 3e position avec 17,89 % derrière l’URD et l’Adéma, l’échec du Rassemblement pour le Mali (RPM) aux législatives partielles de Barouéli s’explique par le non implication du président de la République dans la campagne pour ne pas être vu comme partisan d’un des différents clans qui minent la cohésion au sein du parti du Tisserand.

Depuis hier, le résultat provisoire de l’élection partiel du cercle de Barouéli du dimanche 17 juillet est connu. C’est le principal parti de l’opposition, l’Union pour la République et la démocratie (URD) qui est arrivé en tête avec 28,76 % des suffrages devant l’Adéma/PASJ, crédité de 21,52 %. Le parti au pouvoir, le RPM du président IBK, est arrivé en troisième position avec 17,89 % des voix.
Cet échec du parti du Tisserand s’explique, selon des cadres de la formation, par le non implication du président de la République dans la campagne pour ne pas être indexé comme partisan d’un des clans au sein de sa formation.
« Il y a aussi le fait que les partis de la majorité présidentielle ne se sont pas réunis autour d’un candidat unique », regrettera notre source.
Selon ses dires, cette fois-ci, les partis de la mouvance présidentielle devaient soutenir le candidat du parti Yéléma qui n’est autre que le frère cadet du défunt député, Sidi Fomba. A en croire notre interlocuteur, cette défaite du RPM n’a rien avoir avec la situation politique actuelle. « Ce n’est surtout pas une sanction contre ni IBK, ni sa politique », s’est-elle empressée de préciser.
Au sein du RPM, on positive ce résultat. Il est considéré par certains cadres comme un indicateur pour mieux préparer les prochaines élections.
En tout cas, ce résultat peu honorable interpelle les leaders du parti à resserrer leurs rangs pour sauver l’essentiel : c’est-à-dire garder son statut politique actuel, voire l’améliorer.
L’URD et l’Adéma/PASJ disputeront le second tour en principe deux semaines après la publication des résultats par la Cour constitutionnelle.
Maliki Diallo
19 Juillet 2016