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La Cour constitutionnelle a proclamé mardi la liste définitive des candidats à l’élection législative de Bougouni. Après l’invalidation du candidat du Parti espoir réel, Adama Doumbia, ils seront neuf candidats à prétendre occuper le fauteuil laissé vacant par feu Mamadou Sinayogo dit « Gaucher ».

Le 26 avril 2009, les populations de la circonscription électorale de Bougouni seront aux urnes pour élire, en plus des maires et conseillers communaux, le député qui ira occuper le siège laissé vacant à l’Assemblée nationale suite au décès de Mamadou Sinayogo alias Gaucher.

Mamadou Sinayogo, député élu dans la circonscription électorale de Bougouni est décédé, à la fin de l’année 2008 et selon le code électoral en son article 9, « il est procédé à élection partielle à l’Assemblée nationale dans un délai de 3 mois chaque fois qu’il y a vacance de siège ».

Mardi, la Cour constitutionnelle, à travers son président, Amadi Tamba Camara, entouré des huit autres conseillers, a proclamé la liste définitive des candidats autorisés à briguer le siège. Au départ, 10 partis avaient fait acte de candidature.

Mais après examen des dossiers, les « 9 sages » de la Cour constitutionnelle ont invalidé la candidature d’Adama Doumbia, candidat du Parti espoir réel au motif qu’il manquait dans son dossier la quittance de 50 000 F CFA exigée selon la loi. Les partis en lice sont : l’UDM, l’URD, l’Adéma/PASJ, le parti Sadi, le FCD, le Barica (parti du député décédé), le Codem, le RPM et le Mplus Ramata.

A l’analyse, certain poids lourds de l’échiquier politique ne présentent pas de candidat pour cette élection législative partielle de Bogouni. On peut citer, entre autres, le Cnid de Me Mountaga Tall, l’US-RDA, le MPR ou encore de la CDS de Blaise Sangaré, réputée pourtant être un parti bien implanté dans la circonscription de Bougouni, selon des observateurs de la scène politique.

Sur les 9 partis, seuls 3 ont porté leur choix sur des femmes. Ce sont le Barica avec Zamina Toufik Sinayogo, Macoura Koné pour le FCD et Wassa Dembélé pour l’UDM. Toujours selon la loi électorale en son article 12, le mandat du député élu à Bougouni prendra fin au renouvellement de l’Assemblée nationale.

L’élection législative partielle de Bougouni est la seconde du genre après celle de tenue à Gao. En raison du coût élevé des élections, des voix s’étaient élevées pour que soit instauré le système de suppléance des députés à l’Assemblée nationale. Cela permettrait au pays d’économiser ses maigres ressources. Mais cette idée a du mal à faire son chemin.

Denis Koné

25 Mars 2009