Partager

Les Maliens sont désormais fixés, avec la clôture aujourd’hui octobre de la séquence du dépôt des dossiers de candidature, sur l’identité de ceux qui briguent leurs suffrages pour les élections législatives du 24 novembre 2013 et sur les alliances scellées en vue de ce scrutin tant attendu. Quels sont les enjeux qui se profilent derrière le rendez-vous électoral du 24 novembre et, au vu des alliances conclues, quelle pourrait être la configuration de la future Assemblée nationale ?

Les enjeux du scrutin Intervenant plus d’une année après l’expiration – prorogation, pour cause de coup d’Etat, du mandat des députés élus en 2007, la tenue des élections législatives permettra de parachever le processus de retour à l’ordre constitutionnel et à la démocratie, lequel a connu une avancée majeure avec l’organisation réussie de l’élection présidentielle. Il s’agit donc pour le Mali d’un rendez-vous électoral décisif et d’un défi qu’il faudra relever avec succès pour qu’il retrouve son statut perdu de pays démocratique avec des institutions élues reflétant la volonté populaire.

Concrètement, la réussite du scrutin, tout en permettant de redorer davantage l’image de notre pays aux yeux de la communauté internationale, sera un argument non négligeable pour convaincre définitivement les bailleurs et partenaires encore réticents de réactiver complètement leur coopération avec notre pays. D’où l’importance, pour les autorités, de veiller à ce que les résultats du scrutin soient le moins contestables possible.
Les autorités y parviendront sans difficultés majeures si, au regard des insuffisances et des faiblesses constatées lors de la tenue de l’élection présidentielle, elles apportent au dispositif organisationnel en place, les améliorations nécessaires afin de lutter efficacement contre la fraude et de réunir les conditions d’une participation électorale acceptable en permettant au plus grand nombre d’électeurs de disposer de la fameuse Carte Nina.
Toute la question est de savoir si le Ministère de l’Administration territoriale, fortement décrié pour ses ratés et ses impairs commis lors de la présidentielle, a effectivement tiré les enseignements des deux tours de cette élection.

Il faudra, autre enjeu politique important, qu’à l’issue des législatives du 24 novembre, que le Président de la république et son gouvernement disposent d’un soutien suffisant au sein de la future Assemblée nationale. Le régime politique institué au Mali par la Constitution du 25 février 1992 est en effet de type parlementaire et le pouvoir exécutif ne peut dérouler sa politique sans disposer d’une majorité stable au parlement, qui vote les lois destinées à mettre en œuvre cette politique, dont en particulier la loi des finances.

En clair, le Président IBK, qui hérite d’un pays en crise, profondément marqué par les conséquences du coup d’Etat du 22 mars 2012 et celles de l’occupation jihadiste, aura plus que tout autre chef d’Etat malien, du soutien de la représentation nationale. Or, il doit d’abord et avant tout son élection à la magistrature suprême à son équation personnelle, c’est-à-dire à la relation particulière qu’il a su entretenir avec le peuple.
Certes, le RPM et ce qui lui sert d’appareil lui restent entièrement dévoués, mais le Président aura besoin de l’appui d’autres formations politiques pour gouverner sereinement dans la durée et réussir son projet de redressement national. Ce qui pose la question sensible des alliances qui n’intéressent pas que le président élu et son parti. Elle concerne également la future opposition parlementaire, qui sera probablement formée autour de l’URD, principale composante du FDR, regroupement politique sorti du scrutin présidentiel laminé et divisé.

L’autre enjeu que comportent en filigrane les législatives du 24 novembre, c’est celui du renouvellement de la classe politique à travers la représentation nationale. La crise politique consécutive au coup d’Etat a été en effet un révélateur pertinent du déficit d’image de la plupart des députés de l’actuelle Assemblée et de la demande profonde de renouvellement de l’élite politique du pays perçue comme corrompue et irresponsable. Ce besoin de changement sera-t-il pris en compte par les électeurs lors de l’élection des députés ? Quant au Président IBK, il semble avoir pris en compte cette préoccupation en refusant tout net toute alliance entre le RPM et certaines formations politiques avec lesquelles il avait pourtant compagnonné après le coup d’Etat. Certaines personnalités, qui ont occupé le devant de la scène politique depuis plus de vingt ans risquent de payer les frais de la situation et de disparaître tout simplement de l’échiquier politique national.

Quelles alliances et quelle majorité ?

En regardant de près les alliances conclues dans le District de Bamako et dans les capitales régionales, on peut faire plusieurs constats. Le premier, c’est que les alliances semblent avoir obéi davantage aux réalités locales qu’à d’autres considérations, ce qui fragilise un peu plus les états-majors des partis.

Faisant preuve d’un pragmatisme qui ne manque pas d’inquiéter, les démembrements locaux des partis politiques semblent s’être en effet donnés comme ligne de conduite de former des listes communes avec les formations qui ont, par leur implantation locale, une masse critique permettant de gagner à l’issue du vote. Principal critère adopté donc : s’allier avec une formation politique ou un groupement capable de gagner. C’est ainsi que suivant le cas, l’on assiste à des alliances scellées tantôt entre l’Adema et l’URD ; le RPM et l’URD, ou entre les trois à la fois. A l’occasion, ces listes communes sont rejointes par le mouvement Sabati ou des candidats issus d’associations ayant soutenu IBK à la présidentielle.

Le phénomène de l’affranchissement des instances locales des partis politiques toute directive émanant des directions nationales, qui était déjà présent lors des législatives de 2007, persiste et tend dangereusement, à devenir la règle.
Le deuxième constat, qui n’est pas sans lien avec le premier, est que l’on assistera probablement à l’arrivée en force au sein de l’Assemblée Nationale de nombreux électrons libres, qui pourront constituer pour le pouvoir exécutif une sorte de vivier parlementaire afin de surmonter les éventuelles difficultés qu’il pourrait avoir avec les députés liés à leurs partis.
On peut, au regard de ce qui précède, dire que les listes déposées pour ces législatives préfigurent certes une Assemblée diversifiée et renouvelée, faisant une bonne place à de nombreux jeunes et membres issus de la société civile, mais aussi une assemblée reflétant une espèces d’atomisation du paysage politique, ce qui est en soi source d’imprévisibilité si l’on garde à l’esprit la nécessité d’avoir une majorité stable de soutien à l’action gouvernementale.

Troisième constat, qui se déduit à la fois de la force d’attraction du Président élu et des dissensions apparues au sein du FDR et notamment au sein de l’Adema à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, il est fort peu probable que le scrutin de novembre se solde par l’arrivée à l’Assemblée Nationale d’une majorité hostile au gouvernement. Cependant, il est à craindre que le Président de la République, qui apparaît comme le seul capable de fédérer l’assemblage hétéroclite qui s’annonce, ne soit amené à jouer un rôle plus actif que d’ordinaire, pour donner de la cohérence et préserver un minimum de cohésion à la future Assemblée.

Birama FALL

– —–

Législatives de novembre 2013 : une cabale politico judiciaire contre Adama Sangaré

Depuis un certain temps, le maire du District fait l’objet d’harcèlement de la part de la justice malienne en complicité avec les autorités. Après avoir tout concocté afin qu’il ne puisse pas participer à la présidentielle en lui jetant en prison, elles sont en train d’appliquer le même plan pour le priver des législatives.

Au lieu que sa compétence et son expérience en politique couplées de sa popularité soient des atouts pour lui, c’est le contraire qui se produit pour le maire du district de Bamako, Adama Sangaré car s’est de lui qu’il s’agit. Sa popularité fait de lui un homme craint sur l’échiquier politique national. En effet, à la veille de l’élection présidentielle, le Maire Adama Sangaré était soupçonné de ne pas rouler pour son parti, Adema, Pasj/ mais plutôt pour son grand frère de quartier, Modibo Sidibé des Fares. Dès lors, les mentors de l’Adema qui dirigeaient la transition ont tout mis en œuvre pour qu’il n’apporte ni son expertise politique, ni son soutien financier à Modibo Sidibé.

Ils ont monté des dossiers au nom des tierces personnes pour le jeter en prison à Koulikoro. Après la présidentielle, le maire a recouvré la liberté provisoire. Investi candidat de l’Adema en commune III au compte des législatives du 24 novembre, Adama Sanagré continue à faire peur à ses adversaires politiques. Notamment le RPM, parti du président de la République IBK, qui ne jure que de récupérer la circonscription électorale de la commune III du district de Bamako. Mais tant que Adama Sangaré est vivant et libre de ses mouvements, cette ambition de ses adversaires demeurera un rêve. Conscients de cette réalité, ils veulent faire de la diffamation et de l’intoxication de véritables outils campagne électorale.
Faut-il le rappeler, sa détention pendant plusieurs mois à la prison de Koulikoro est jugée arbitraire par certains juristes près du dossier. Car disent-ils juridiquement, on n’a rien à reprocher au Maire Sangaré. Le seul tort qu’a commis, explique son entourage est de vouloir appliquer les textes en vigueur à travers le retrait des parcelles qu’il avait entrepris, il y a deux ans. Et cela avec l’accord du département de tutelle. Même si le Président ATT avait publiquement donné raison à M. Sangaré, il ajoutait qu’il est difficile d’appliquer correctement les lois au Mali.

Malgré ce jeu trouble d’ATT, Adama Sangaré, convaincu que personne n’est censé ignoré la loi et que personne ne saurait être au dessus de la loi a décidé de poursuivre son action. Toutefois, au fil du temps ces mêmes autorités de tutelle qui avaient donné leur quitus pour ce processus ont fait marche arrière, en exposant Sangaré aux critiques non fondée des citoyens en colère. Ce qui fait qu’aujourd’hui, le maire est considéré comme un diable par certains de ses détracteurs. De toutes les façons, selon plusieurs spécialistes de cette situation, il peut y avoir de problèmes administratifs et non la mauvaise foi d’Adama Sangaré. Cela a été témoigné par le fait qu’aucune responsabilité personnelle du maire n’a été prouvée et le dossier a été qualifié de non consistant. Donc, le dossier est vide. Nonobstant cet état de fait, ses adversaires politiques en manque d’inspiration politique continuent à raconter que le maire du District a un millier de dossiers en justice. Ce qui est sûr il garde toujours un casier judiciaire vierge. Et est bien candidat aux législatives en Commune III où il jouit d’une grande notoriété.

Oumar KONATE

Législative de 2013 : le Pdes refuse de défier Soumaïla Cissé à Niafunké

Pour les législatives de novembre, le Parti pour le développement économique et la solidarité privilégie les alliances. Par ailleurs, le parti a jugé nécessaire de ne pas présenter de candidat contre le mentor de l’URD dans son Niafunké natal. Celui-là même dont le Pdes avait soutenu la candidature lors de la dernière présidentielle.

Dans une récente lettre circulaire, le Pdes invitait ses différentes coordinations à procéder au choix des candidats aux prochaines élections législatives, avec comme critère : la représentativité sociale des postulants. Mais conscient de la limitation de ses moyens matériels et humains, le parti n’a pas voulu présenter de candidat partout sur l’étendue du territoire national. Il a ainsi ciblé des localités où il a décidé de donner la priorité aux alliances, en tenant compte, bien entendu, des réalités locales et de la crédibilité des partenaires politiques locaux.

Ainsi, dans le cercle de Kayes, le Pdes a désigné Modibo Sogolon sur une liste commune formée avec l’URD et l’Adema. Cette liste devrait normalement se voir élargir par l’adhésion d’un quatrième parti, à en croire un haut responsable du parti. Dans le cercle de Kéniéba, toujours dans la région de Kayes, les héritiers d’ATT, avec comme gladiateur l’honorable Babani Foutangué Sissoko, chemine avec le Pasj alors qu’à Bafoulabé et à Nioro, le parti était, jusqu’au mardi dernier, à la recherche de partenaires locaux.
Dans la région de Koulikoro, le parti d’Ahmed Diane Séméga a ciblé deux localités: les cercles de Koulikoro et de Kolokani. Dans le premier, le Pdes va seul sur une liste conduite par l’ancien directeur général du CHU Gabriel Touré, Abdoulaye Néné Coulibaly. A Kolokani, le choix du partenaire est encore en cours. Mais là bas, le parti a porté son choix sur Moussa Tonkoro Traoré qui est, parait-il, très influent dans la zone, notamment à Didiéni où il est issu de la chefferie traditionnelle.

Dans la capitale du Kénédougou, le Pdes part sur la même liste que le Rpdm de l’ancien Premier ministre Cheick Modibo Diarra. Cette liste est sous la conduite de Seydou Berthé (Pdes), ancien président du conseil de cercle. Ce dernier, selon nos sources, est une notabilité très respectée dans cette localité. A Kolondièba, toujours en troisième région, le parti a une liste propre à lui, sur laquelle figurent Youssouf Traoré et Mme Samba Karembé.
En quatrième région, le Pdes part en alliance avec l’URD, le MPR et la Codem. A Niono, le Pdes présente Diadié Bah, tandis qu’a Macina, toujours dans la région de Ségou, l’honorable Ousmane Ba, président intérimaire du parti, passe la main à son frère cadet du nom de Boubacar Ba qui s’est allié à l’Asma/CFP de Soumeylou Boubèye Maïga, actuel ministre de la Défense et des Anciens combattants.

Dans la Venise malienne, le parti entend visiblement faire le maximum en allant à l’assaut de cinq cercles, évitant toutefois le celui de Mopti.
C’est ainsi qu’à Koro, le Pdes a pactisé avec la Codem de Poulo et l’UDD de Tièman Hubert Coulibaly, et part en coalition dans le cercle de Bandiagara. Pendant qu’à Douentza, le parti a formé une alliance avec l’URD. A Bankass, Nouhoum Togo représente le Pdes sur une liste commune avec l’URD, tandis qu’à Youwarou le parti a désigné Abdoulaye Nadio.

Dans la région de Tombouctou, le Pdes a porté son choix sur le Maire Kalil Ibrahim Touré et Abdoulaye Hama Maïga, respectivement à Diré et à Gourma Rharous. A Niafunké où Soumaïla Cissé, candidat malheureux à la dernière présidentielle, est candidat, El Haj Tounkara du Pdes va, contre la volonté de son parti, sur la même liste que le RPM d’IBK. «Nous ne sommes pas d’accord car nous voulons être cohérents en politique. Nous ne pouvons pas soutenir Soumaïla pendant la présidentielle, en faire ensuite le président du FDR et présenter un candidat contre lui aux législatives», s’oppose le ministre N’Diaye Bah, un responsable du Pdes que nous avons rencontré au siège du parti.

En partenariat avec l’URD, Ousmane Bah et les siens présentent Halidou Maïga à Ansongo, dans la région de Gao.
Dans le district de Bamako, le parti a comme gladiateurs Mme Fatoumata Sacko en commune I, Mohamed Diarra, un opérateur économique, en Commune IV et Mme Haïdara en Commune VI où il est en alliance avec le Pids de Daba Diawara.

Bakary SOGODOGO

Alliance URD-ADEMA en commune I : pour la victoire dès le 1er tour des législatives

C’est sous la présidence du secrétaire général de la section URD de la commune I, Abdoul Aziz Dicko, et la secrétaire générale adjointe de la section I de l’Adema, Mme Konté Fatoumata Doumbia, qu’a eu lieu la cérémonie de signature de l’Alliance URD-Adema, le mercredi 9 octobre 2013 au siège de la section I de l’URD.

En vue de remporter la victoire aux législatives dès le 1er tour, l’Union pour la République et la démocratie (URD) et l’Adema ont décidé de présenter une liste commune en commune I. Sur cette liste, l’URD est représentée par Amadi Diaby Gassama et l’Adema par l’honorable Waly Diawara.

A l’ouverture de la rencontre, le secrétaire général de la section I de l’URD, Abdoul Aziz Dicko, s’est dit persuadé que si les deux partis se donnent la main avec l’engagement de leurs militants, il n’y a pas de raison que leur liste ne passe pas dès le 1er tour. A défaut de cela, elle doit être plébiscitée au second tour.
Pour sa part, Mme Konté, maire Adema de la commune I, a souligné la meilleure implantation de l’URD et de l’Adema dans tous les quartiers de la commune I avec de nombreux conseillers municipaux. Cela constitue un atout pour leur liste aux élections législatives et garantit une victoire éclatante des deux colistiers.

Dans son intervention, Waly Diawara, député sortant de l’Adema, a salué tous les militants de l’URD et de l’Adema avant de mettre l’accent sur les bons rapports qui lient les deux formations politiques. Pour avoir géré en communion la commune I depuis 2009, l’amitié entre l’URD et l’Adema ne souffre d’aucune difficulté. Il a rappelé que l’élection présidentielle et les législatives sont différentes. Car l’élection du député est un scrutin de proximité où les hommes à poigne séduisent l’électorat de leurs localités. Sur ce plan, dit-il, leur liste est en bonne position de remporter la victoire dès le 1er tour.

S’agissant d’Amadi Diaby Gassama de l’URD, il a remercié les différentes sections URD-Adema pour leur confiance placée en eux. Partant, il a exprimé leur engagement à honorer la liste. Sur ce, Gassama Diaby a exhorté les militants des deux partis alliés à plus de mobilisation et de détermination afin de les soutenir jusqu’à la victoire finale.
Aux termes de la rencontre, une direction de campagne de 14 membres, soit 7 personnes de chaque parti, a été mise en place.

Oumar KONATE

– —–

Députation à Yorosso : les forces en présence

Dans ce cercle de la région de Sikasso, le choix des candidats n’aura pas été facile. Selon nos sources, de nombreuses formations s’en seraient tirées avec de grosses fissures.

Il nous revient qu’a Yorosso, les différentes forces en présence sont d’abord la liste de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema) et le Rassemblement pour le Mali (RPM) sur laquelle se trouve l’ex-maire de la commune de Boura, en la personne de Samuel Cissé du parti des tisserands. Il a comme binôme José Goïta (48 voix) qui fut préféré chez les abeilles à cinq (5) autres prétendants, notamment Sékouba Sanou, Conseiller municipal à Maou (10 voix) Abdoulaye Sanou (10 voix), maire de Minamba, Daouda Fomba (8 voix) et Gaston Diama (7 voix). Face à leur liste se trouve celle de l’alliance Union pour la République et la démocratie-Union(Urd) pour la Démocratie et le Développement. Si à l’UDD, le transitaire Demba Traoré ne semble pas inquiété, Opré Makoun jurerait de ne pas apporter le moindre soutien à Paul Cissé qui lui a été préféré avec 41 voix contre 12 au parti de la poignée de main. Les deux camps qui se seraient livré une bataille sans aucune concession, seraient toujours à couteaux tirés.

La Convergence pour le développement au Mali (Codem), quant à elle, part avec sa propre liste, défendue par Mamadou Guindo, Conseiller municipal à Koury et Pascal Goïta, un agent de la Cmdt. Il n’y aurait pratiquement pas eu de nuages dans le ciel du parti de la quenouille lors du vote. Idem pour le PSP qui aurait organisé un vote démocratique au terme duquel le 1er adjoint au maire de Koury, Zégué Ousmane Daou, et Seydou Sanou, Conseiller régional, ont été retenus. En plus de ces listes, il y a celle formée par le duo Sadi-Cnid. Le parti du soleil levant y est représenté par Yaya N’Daou, ancien Maire de Koury, tandis que le parti d’Oumar Mariko a porté son choix sur un ancien conseiller communal de Yorosso du nom de Joël Goïta.

Bakary SOGODOGO

– —-

Election législative 2013 à Koulikoro : Mme Tamboura Mah Kéita prête à défendre les couleurs du Parena

La fédération du Parti pour la renaissance nationale Parena du cercle de Koulikoro a choisi la commune rurale de Koula pour la cérémonie d’investiture de sa candidate à l’élection législative du 24 novembre prochain. Etaient présents à l’investiture, les responsables du Parena, les représentants des neuf communes du cercle ainsi que plusieurs membres de ce parti.

Dans le cadre de la prochaine législative prévue le 24 novembre 2013, Mme Tamboura Mah Kéita du Parena a été élue candidate par la majorité absolue à l’issue du congrès du parti tenu le samedi 28 septembre 2013 à Koula. Cette élection de Mme Tamboura Mah Kéita n’est pas une surprise dans la mesure où cette dame politique est présente sur le terrain pour s’enquérir des nouvelles de ses militants à chaque fois que l’occasion se présente. Pour dire qu’elle est proche de l’électorat, a témoigné Balla Diarra, maire Parena de la commune rurale de Koula. Selon lui, le choix de sa commune pour abriter ce congrès s’explique par le fait que le parti dispose de 9 conseillers, ce qui n’est pas le cas dans les autres communes du cercle.
Si la candidature féminine à la députation est fortement sollicitée cette année par plusieurs organisations de la société civile, celle de Mme Tamboura Mah Kéita, qui se positionne déjà en favorite dans le cercle de Koulikoro, fait déjà l’unanimité au sein de la fédération. Les neuf communes du cercle de Koulikoro (Koulikoro, Méguétan, Niamina, Tiéfala, Koula, Doumba, Sirakorola,Ténékoun et Dinandougou) ont toutes manifesté leur détermination sans faille à porter Mme Tamboura Mah Kéita à l’hémicycle. Selon leurs responsables, cette candidature de Mah est une chance qu’il faut saisir, connaissant bien la force et les valeurs politiques qu’incarne la candidate.

Opératrice de son état, Mah Kéita a occupé plusieurs postes de responsabilité dans la région, notamment elle fut la présidente Régionale du Réseau des Femmes Opératrices Economiques de Koulikoro, la présidente du Conseil de Cercle de Koulikoro, la présidente de la Coordination des Associations et Groupements Féminins de Koulikoro.
Consciente de la tâche qui l’attend dans l’épreuve législative, la candidate Mah non moins présidente du Bureau National du Mouvement des Femmes du PARENA a comme ambition de participer positivement non seulement au développement socio-économique du cercle de Koulikoro, mais également de défendre de manière générale les intérêts du cercle et particulièrement celui des femmes.

Ibrahim M.GUEYE

– —

Législatives de 2013 dans le cercle de Kati : du plomb dans l’aile de l’alliance RPM-UM/RDA-ADM-Adema

Suite à la conférence de section de l’Adema à Kati le 28 septembre 2013, 37 communes présentes ont été étonnées d’entendre que l’alliance dans laquelle l’Adema s’est mise, n’a réservé que deux postes à elle. Cette alliance est composée du RPM, trois postes, de l’Adema, deux postes, de l’UM-RDA, un poste et de l’ADM, un poste.
Pour deux postes, dix (10) candidats de l’Adema ont postulé. Ce sont :
Sadio Doumbia, présidente de la section femme de la coordination de Kati.
Mamadou Sériba Sidibé de la coordination de Kati, député sortant
Tiané Coulibaly de la Coordination de l’arrondissement central de Kati et membre du bureau de l’Apcam.
Zeïna Haïdara de la Coordination de la ceinture de Bamako.
Mamary Diarra, Secrétaire général du bureau de la jeunesse du cercle de Kati.

Madame Guindo de la Coordination de la ceinture de Bamako.
Seydou Coulibaly, membre du bureau de l’Apcam de Koulikoro.
Dramane Diarra de la Coordination de Baguineda.
Le Professeur Samaké de la Coordination d’Ouélessébougou.
Madame Diarra Sira Doumbia de la Coordination de Sanankoroba.
Le onzième candidat en la personne de Lancéni Balla Keïta a désisté en avançant comme argument que l’alliance n’établissait pas d’équilibre entre le nombre de postes détenus et le poids réel du parti dans le cercle (180 conseillers communaux, 18 maires et 4 députés en poste). La première force politique dans le cercle demeure l’Adema jusqu’à preuve de contraire et pouvait avoir mieux dans une autre alliance que celle scellée entre les deux tours de la présidentielle. A la suite du vote, les deux non instruits ont été choisis pour avoir déposé une caution de 10 millions en liasse chacun devant le secrétaire général de la section Nji Konaré, comptable de son état. Il s’agit de Tiané Coulibaly et de Seydou Coulibaly, tous de l’Apcam.
Les militants et les autres candidats sont sortis de la salle très frustrés. En faisant le rapport, il y a presque 23 sous sections sur un total de 37 qui disent qu’il faudra attendre le match retour c’est-à-dire le jour du vote pour jouer et s’exprimer ce jour en l’absence de l’argent.

Egalement les militants accusent le Secrétaire général de se préparer pour rejoindre le RPM, un de ces dits récents qu’il n’ira jamais dans l’opposition. Certains mêmes l’accusent de se balader entre les Ministères détenus par le RPM, avec ses nombreuses copies de CV pour avoir un poste de directeur des finances et du matériel (DFM) auprès d’eux.
En tout cas par sa manière de faire, il aura contribué à affaiblir le parti davantage, en privilégiant ses intérêts personnels.
Du côté du RPM, l’allié principal de l’Adema sur la liste de Kati, le choix des trois candidats n’a pas posé, moins de problème également. A ce sujet, il y a eu beaucoup de frustration également au niveau de chacune des 3 coordinations. Ceinture de Bamako et le Mandé, Kati et Bélédougou. Ouélessébougou et environ.

Les vrais militants ont été laissés sur le carreau au profit des nantis sur le plan financier. En politique, l’argent ne fait pas tout. Si c’était le cas, aujourd’hui le Mali allait avoir comme président Soumaïla Cissé. De ce côté il y a environ une dizaine de sous sections qui ont décidé de préparer ensemble le match retour le 24 novembre 2013. Si nous faisons un simple décompte des sous sections frustrées dans cette alliance alors on démontre 33 qui représentent environ 50% de l’électorat de la liste. Mais attendons de voir la suite le soir du 24 novembre 2013. En politique, toute erreur se paye.

L’observateur politique, Bélékan à Kati

Le Prétoire du 10 Octobre 2013