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L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes: Une bataille que souhaitent gagner les premières dames d’Afrique.

A l’occasion de la 74e assemblée générale de l’ONU, les premières dames africaines se sont réunies le 24 septembre dernier à New York pour une séance des travaux concernant la 23e assemblée générale de l’Opdad. Objectif principal, lancer un appel à l’action pour l’égalité des sexes et l’émancipation de la femme africaine dans toutes ses potentialités.

En sa qualité de présidente de l’organisation des premières dames d’Afrique pour le développement (Opdad ), Antoine Sassou Nguesso, a encouragé les femmes africaines notamment les épouses des chefs d’Etat de faire en sorte que tous les enfants du continent puissent bénéficier de trois repas par jour ( matin-midi-soir ), d’une éducation de qualité, d’une prise en charge médicale efficace et d’un emploi décent d’ici à l’horizon 2030.

Pour elle, « l’Opdad doit faire en sorte que la vision que postule l’Agenda 2063 de l’union africaine ne reste pas au stade du slogan creux, mais soit un véritable levier pour le développement ».

Poursuivant son allocution l’épouse du chef de l’Etat congolais a exhorté les femmes africaines en général et les premières dames en particulier, à jouer leur rôle primordial : « La femme africaine que nous représentons doit pouvoir, demain plus qu’aujourd’hui, jouer son rôle de pourvoyeuse de bonheur , de créatrice de richesses et de génératrice de richesses et de gardienne des valeurs équilibrées. L’Afrique est à la croisée des chemins et notre organisation doit pouvoir, dans la complémentarité avec les autres forces qui veulent impulser notre continent vers les sommets prendre sa place et toute sa place » a-t-elle déclaré.

Concernant l’autonomisation économique de la femme, Antoinette Sassou Nguesso a reconnu l’énorme travail qui reste encore à faire. Néanmoins, « C’est par des choses aussi simples et réglées que nous gagnerons la bataille de l’égalité et de l’autonomie » a-t-elle fait savoir.

A l’instar de leur leader Antoinette, les autres premières dames comme : Auxillia Mnangagwa du Zimbabwe et vice-présidente de ladite organisation, Keïta Aminata Maiga du Mali, Jeannette Kagamé du Rwanda, Fatim Bio de la sierra Leone, Denise Tshissekedi de la RDC sont intervenues pour partager les lacunes, les opportunités et les expériences acquises dans leur pays respectif, concernant la promotion de la femme et son autonomisation.

Afin de rendre possible cette autonomisation des femmes ces premières dames détiennent pour la plupart d’entre elles des ONG qui ont pour vocation d’accompagner des femmes et garantir la formation des jeunes filles. C’est le cas pour Madame Keïta Aminata Maïga, présidente de l’ONG Agir, Antoinette Sassou Nguesso, présidente de la Fondation Congo Assistance, Denise Tshissekedi, présidente de la Fondation Denise Nyakeru Tshissekedi (FDNT), Jeannette Kagamé, fondatrice de la fondation Imbuto, engagée dans la lutte contre le sida.

Darcia
Bamako, le 26 Septembre 2019
©AFRIBONE