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C’est patent qu’ils n’écoutent pas les conférenciers durant leurs interventions, c’est visible qu’ils sont préoccupés à faire autres choses pendant que les gens ont la parole. Ils sont entre autres des élèves, des étudiants ou fonctionnaires. Ce comportement est sans risques pour ces personnes qui s’adonnent à ce fléau.

Lors des conférences, peu de personnes restent concentrées sur les propos des conférenciers qui passent presque des heures à donner des éclaircissements sur des sujets donnés, des statistiques sur des études effectuées, des conseils pour pouvoir monter une entreprise, des conseils pour réussir ses projets etc. Ainsi, l’essentiel de la conférence se trouve dit en absence des esprits qui voyagent ailleurs que dans la salle. « J’ai l’impression que les élèves et les étudiants participent à une conférence juste pour faire acte de présence. La majorité, durant que les conférenciers parlent, sont sur leurs téléphones, en train de causer entre copains et copines ou sortent même carrément de la salle pour converser sur l’esplanade. C’est vraiment écœurant de voir cette jeunesse se comporter de la sorte » a déclaré Djibi Samaké, Docteur en sociologie.

La jeune génération n’est pas habituée à lire, à plus forte raison écouter les discours kilométriques. Elle (la jeune génération ) est obsédée par le divertissement. Ce qui explique d’ailleurs l’ampleur de l’amusement sur le sérieux. « La jeune génération a un esprit habitué aux futilités. Il n y’a plus de places dans le cerveau pour recevoir des longs discours »; a appuyé Assane DOUKOURÉ, un autre docteur en Philosophie.

La raison pour laquelle les jeunes s’intéressent moins aux conférences est souvent due à la non-maîtrise des sujets par certains conférenciers. Un groupe d’étudiants croisé dans un Grin, avoue que certains exposants ne sont pas à la hauteur. « On invite des conférenciers qui passent leur temps à lire au lieu d’exposer avec des explications à l’appui. Ce qui fait que les jeunes abandonnent plusieurs conférences en cours et rentrent à la maison. Il faut qu’ils veillent sur la qualité des conférenciers » ; affirme Moussa Sidibé un jeune du groupe en train de lire un livre.

Youssouf Koné, un autre jeune étudiant en Anthropologie ajoute que la non-pertinence des thèmes abordés lors des conférences crée défaut. « Je ne participe jamais aux conférences car, les thèmes abordés ne me passionnent pas »; a-t-il dit.

Un autre qui s’occupe de la théière, rétorque que les conférenciers ne respectent pas souvent l’heure fixée. Ce qui selon lui, impact le bon déroulement des activités. « Au Mali, on ne respecte jamais l’heure. Les conférenciers peuvent prendre 1 h voire 2 h de retard. Raison pour laquelle, mes amis et moi, nous disposons avant la fin des conférences » ; a-t-il conclu.

Adama Foungara, professeur estime qu’il faudrait sensibiliser plus les jeunes sur l’importance d’une conférence. Ainsi, ils seront plus motivés ou mobilisés lors des rencontres. Il invite également les organisateurs des conférences à bien penser au choix des thèmes et aux personnes qui animeront les exposés.

Adama SANOGO

@Afribone