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RPM
L’école au centre des débats

Nul n’ignore aujourd’hui la problématique de l’école malienne, conscient du danger et de l’envergure de ce problème qui ne cesse d’altérer le niveau dans le milieu scolaire, le Parti du Rassemblement Pour le Mali (RPM) a organisé une conférence-débats sur <>. Cette conférence tenue le 29 mars 2008 au Centre International de Conférence de Bamako a enregistré la présence de plusieurs hautes personnalités de l’Etat.

De nombreux anciens ministres de l’Education Nationale: le Pr Baba Akhib Haïdara, Pr Younouss Hamèye Dicko, Moustapha Dicko, Thierno Hady Diarra, Pr Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée Nationale et bien sûr le ministre Amadou Touré des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique ont pris part à cette rencontre.

Les différents syndicats des enseignants et de l’AEEM, et plusieurs membres des partis politiques et militants du RPM étaient également présents. Cette conférence était animée par M. Moussa Koumaré un expert de l’éducation, avec comme modérateur M. l’ancien Premier Ministre Modibo Keïta, sous la conduite du président du RPM, Ibrahim Boubacar Keïta.

LA PAUVRETE, UN OBSTACLE POUR L’EDUCATION

Dans son discours introductif, le président du RPM Ibrahim Boubacar Kéïta n’a pas manqué de remercier, au nom du bureau politique national et à son nom propre les participants à la réflexion sur l’éducation qui interpelle tous.

Les défis auxquels nous devons faire face en ce début du XXIème siècle, caractérisé par une accélération grandissante de la mondialisation et des progrès scientifiques et techniques sont à la fois inédits et d’une importance capitale.

Helàs, force est de reconnaître qu’en dépit de toutes les déclarations, la pauvreté et l’exclusion ne cessent de s’aggraver. Face à ce constat, selon IBK, force est de reconnaître que la promotion d’une éducation pour tous, de qualité, selon les approches tant formelles qu’informelles, constitue un moyen de lutte contre la pauvreté.

Par ailleurs, a indiqué IBK, nous devons connaître le vrai visage de notre propre culture mais aussi celui des autres cultures, civilisations et religions, ne pas nous laisser influencer par les préjugés, si l’on veut remédier à la pauvreté, véritable cheval de bataille de ce problème scolaire.

L’EDUCATION, PIECE MAITRESSE DU DEVELOPPEMENT

Pour Ladji Bourama, la réforme éducative est essentielle si l’on veut s’attaquer aux problèmes des conflits sociaux, de la faiblesse des principes et des pratiques démocratiques et à un refus de reconnaître les droits du citoyen dans leur plénitude.

A ses dires, l’école devra être réellement modernisée quant à l’enseignement qu’elle dispense. A travers l’université, elle doit être le foyer essentiel de la recherche fondamentale et de ses applications, et de la diffusion de leurs acquis les plus récents.

L’université a vocation à être le plus efficace cadre de diffusion du savoir et de la culture. L’ensemble de notre système éducatif est aujourd’hui interpellé. L’attente est grande, anxieuse et impatiente.

Il a précisé enfin qu’il est donc une urgence nationale d’apaiser la situation actuelle. Le concours de tous est souhaité. Quant au conférencier, il a précisé que la peine et la souffrance de l’école malienne est imputée à tous les niveaux, la démission des parents, la paresse des élèves, les enseignants ne sont plus à la hauteur.

LE CONFERENCIER

Pour le conférencier M. Koumaré, il y a lieu de considérer au niveau du système éducatif, trois élement de taille à savoir la loi d’orientation de l’éducation n°99-046 PR/N du 26 décembre 1998, le PRODEC et son corrolaire le PISS de soutenir et améliorer le réforme de 1962, la forte croissance démographique des élèves à partir de 1992.

A ceux-ci, s’ajoute l’insuffisance d’infrastructures, le problème de laboratoire, de documentation, d’enseignants, sans compter les tas de doléances et le problème de rendement interne et externe.

Comme perspective, le conférencier a exprimé la nécessité de cohérence entre le système éducatif et le milieu social et entre les filières éducatives, aussi l’inadéquation de l’application de la pédagogie convergeante.

LE PROBLEME IDEOLOGIQUE S’IMPOSE

Selon le modérateur, ancien Premier ministre Modibo Keïta, il y a des insuffisances et inadéquations aux plans didactique et pédagogique. Ainsi, l’école a-t-il souligné, est toujours tributeur du choix politique. De 1961 à nos jours, l’école a changé de doctrine, car on a opté pour l’éducation de masse et non pas de qualité.

C’est pourquoi, avec la non maîtrise de ce système, le contexte idéologique est devenu divergeant. Ce qui a rendu impossible un niveau élevé. Il est d’ailleurs impossible d’avoir une cotisation de qualité en relation avec nos dimensions idéoligiques et politiques diverses.

LE MINISTRE AMADOU TOURE

Quant au ministre Amadou Touré, il a rappelé que beaucoup a été fait par le gouvernement et que d’énormes efforts restent également à faire. Contrairement à M. Koumaré, le conférencier, le ministre dira que le forum national sectoriel n’est pas approprié, car il peut être source d’une discordance. Chacun essayant de culpabiliser l’autre. C’est ainsi qu’il a invité tous les Maliens à se mobiliser pour enfin trouver la solution commune pour que l’école retrouve sa situation normale, apaisée et performante.

En effet, plusieurs professeurs présents ont exprimé leurs inquiétudes et fait des propositions de sortie de crise. C’est pour dire que les gens sont conscients de la gravité du problème. Espérons que les attentes seront comblées.

Hady BARRY

31 Mars 2008