Partager

« Aqmi a gagné la première manche. La peur s’est installée »: faute de clients, Point Afrique, le principal organisateur français de voyages dans le Sahel jette l’éponge et arrête ses deux derniers vols dans la région, après la mort des deux Français tués au Niger.« Soyons clairs, il n’y avait plus de clients », a expliqué à l’AFP Gérard Guerrier, patron d’un tour-opérateurs spécialisé Allibert Trekking, par ailleurs membre fondateur de l’association Agir pour un tourisme responsable (ATR).Le 9 janvier par exemple, Point Afrique ne transportait que 9 personnes entre Paris et Atar qui dessert la région de l’Adrar, principale région touristique de la Mauritanie, dans le Nord, contre « 200 entre Noël et le Jour de l’An », selon M. Freund, président de Point Afrique. Même chose pour le Mali. Mardi, le ministère des Affaires étrangères a mis en garde les voyagistes contre le tourisme au Sahel où plus aucune zone, que ce soit au Mali, en Mauritanie ou au Niger, n’est considérée comme sûre et où il est recommandé de ne pas se rendre « sauf raison impérative ». AFP.