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Le président John Atta Mills, qui dirigeait le Ghana depuis 2009, est mort brusquement mardi à 68 ans et son vice-président lui a immédiatement succédé pour un intérim jusqu’à la présidentielle prévue en décembre dans ce pays présenté comme un rare exemple de démocratie en Afrique de l’Ouest. Le président Atta Mills s’était rendu aux États-Unis le mois dernier pour des examens médicaux dits de routine mais des rumeurs le disaient atteint d’un cancer de la gorge. Pays de 25 millions d’habitants, le Ghana avait été choisi par Barack Obama pour y effectuer en 2009 sa première visite de président des États-Unis en Afrique sub-saharienne. »Je veux assurer les Ghanéens que tout est en ordre. Nous allons maintenir la paix, l’unité et la stabilité qui font la réputation du Ghana », a dit le vice-président John Dramani Mahama tout de suite après son investiture. Atta Mills avait été élu fin 2008 avec moins de 1% des suffrages contre Nana Akufo-Addo, candidat du parti du président sortant John Kufuor. Ce dernier avait tiré sa révérence après deux mandats de quatre ans, la limite constitutionnelle qu’il n’avait pas cherché à repousser. AFP.