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Dès son accession à la magistrature suprême, le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré s’est résolument engagé dans la fatidique traque des délinquants financiers. Afin de mener à bien ce combat salutaire pour le peuple, sa première décision a consisté en la nomination d’un Vérificateur général, chargé de fouiner dans la gestion tant des services publics que de toutes autres structures utilisant les ressources publiques.

Seulement, voilà : il y a encore, aujourd’hui, de gens qui se refusent toujours à comprendre le sens de la mission du Vérificateur général et que celui-ci ne se préoccupe guère de regarder le « visage » de telle personne physique où morale, avant de se présenter devant sa porte aux fins de vérifications. Cela, en conformité avec sa mission.

Au nombre de ceux qui sont dans cette situation il y a, une riche société minière de la place, dénommée « Morila SA » détenue par des sud-africains.

Il y a trois semaines, le Vérificateur général avait envoyé ses agents munis de mandat, pour effectuer un contrôle sur la situation financière de ladite société. Mais, les cinq personnes, selon nos sources ont buté sur un refus catégorique du directeur administratif et financier sans qu’on en sache les raisons.

En tout cas, rien ne peut justifier le comportement du DAF de « Morila SA ». Encore que Morila SA n’est pas la seule société dans la ligne de mire du Vérificateur général.

Il nous est revenu que Morila SA, a finalement cédé sous la pression des autorités compétentes pour qu’ensuite ait lieu le contrôle, sur ses comptes.

A la date d’aujourd’hui, le Vérificateur serait en train de rédiger son rapport concernant Morila SA. Et d’autres sociétés minières seraient déjà dans le collimateur du Bureau du Vérificateur Général.

Oumar Diamoye

29 octobre 2007.