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Construite dans le style soudanais en 1936 et 1943, cette importante structure architecturale de terre, a été édifiée sur le site d’une précédente mosquée élevée en 1908.

La mosquée de Djenné est également connue sous le nom de mosquée de Komoguel.

La mosquée de Komoguel a été inscrite le 14 octobre 2004, par le ministère de la culture à l’inventaire des biens culturels du Mali.

C’est à la suite de la visite au Mali en 2003 de son Altesse Aga Khan, imam des musulmans shiites Ismaïlis, que le Trust Aga Khan pour la culture s’est engagé à réhabiliter la mosquée de Mopti.

La première phase de restauration de la mosquée de Djenné a eu lieu en 1978, avec la réfection de la toiture et la consolidation de la partie supérieure de l’édifice endommagée par la pose d’un revêtement en ciment inadapté.

Renoncer à l’entretien annuel du bâtiment grâce à cette réfection avec le ciment, s’est avéré problématique, car le ciment a grevé la structure d’un poids supplémentaire et ne s’est pas amalgamé correctement avec les matériaux traditionnels.

Fissures sont apparues dans le revêtement en ciment, entraînant des infiltrations d’eau, et avec le temps, la stabilité du bâtiment a été compromise.

Ainsi, depuis 2004, sous la direction du Trust Aga Khan, pour la culture, la deuxième phase actuelle, que, comprend la réfection complète de la toiture, la reprise de la maçonnerie en terre, l’application de l’enduit traditionnel sur les murs extérieurs, constituent les travaux actuels de réhabilitation.

La fin des travaux est prévue pour le début de l’hivernage 2006.
En plus du Trust Aga Khan pour la culture, la direction nationale du patrimoine du ministère de la culture du Mali, autorités régionales, ville de Mopti et le comité de la mosquée participent également aux travaux de réhabilitation.

Maçons de la région, s’attèlent à enlever la couche de ciment et à restaurer la maçonnerie de terre en enlevant les parties abîmées afin de les reconstruire avec des briques de terre, et remettre en place les enduits réalisés avec un mélange de terre et de balle de riz connu sous le nom de banco pourri.

Autorités locales ont contribué au recrutement de maçons et de jeunes apprentis, formés aux techniques de construction et de restauration.
Pour rappel, En 1980, le centre médical de Mopti a reçu le Prix Aga Khan d’architecture.

4 mai 2005