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Le tribunal égyptien chargé de juger le Guide suprême des Frères musulmans et ses adjoints pour « incitation au meurtre » s’est récusé mardi, moins d’une semaine avant l’ouverture du procès du président Mohamed Morsi, issu de la puissante confrérie et destitué par l’armée. Le Guide Mohamed Badie et ses adjoints, Khairat al-Chater et Rachad Bayoumi, actuellement incarcérés, encourent la peine de mort pour « incitation » et « complicité » dans le meurtre de neuf manifestants anti-Morsi le 30 juin. Trois autres membres de leur confrérie sont accusés de ces « meurtres » et 29 islamistes doivent comparaître avec eux pour avoir participé, selon l’accusation, à ces heurts. Le camp pro-Morsi a déjà prévenu que son leader « ne reconnaissait pas ce procès ni aucune action ou processus issu du coup d’État », en référence à sa destitution, ajoutant que de ce fait il n’aurait « aucun avocat » pour le défendre alors qu’il comparaîtra avec 14 autres personnes, pour avoir « incité ses partisans à commettre des meurtres prémédités » lors de heurts ayant fait sept morts devant le palais présidentiel au Caire le 5 décembre 2012. Le pays vit dans l’état d’urgence et sous couvre-feu nocturne depuis le 14 août et l’armée est déployée massivement dans les rues du Caire. AFP.