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Les employés de la mine de platine de Marikana (nord de l’Afrique du Sud) ont repris le travail dans le calme jeudi, après six semaines d’une grève sanglante, mais la tension restait vive ailleurs dans la région où des mineurs réclament également de substantielles augmentations. (…)« Nous sommes heureux d’aller travailler. Nous avons obtenu ce que nous voulions », a indiqué Yandisa Mehlo, 37 ans, même si les mineurs n’auront finalement pas le salaire de base de 12.500 rands (1.170 euros) mensuels qu’ils réclamaient avec véhémence. Les foreurs, qui avaient lancé la grève, n’en auront que 11.000 (bruts). Alors que les intérimaires se demandaient encore s’ils étaient concernés par l’accord signé mardi soir, d’autres étaient moins satisfaits, mais sont retournés au travail en désespoir de cause après avoir été privés de paye pendant plus d’un mois. La police maintenait jeudi matin une présence discrète, ses véhicules étant garés à distance. Mais si le calme est revenu a Marikana, la tension reste vive dans d’autres mines de la région, où les travailleurs réclament aussi des augmentations de salaires. Quelques échauffourées ont éclaté jeudi au bidonville de Sondela, voisin d’une mine d’Anglo American Platinum (Amplats) touchée par une grève depuis une dizaine de jours. Des routes ont été bloquées et la police, très nombreuse, a tiré des balles en caoutchouc et lancé des gaz lacrymogènes. AFP.