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Le trafic de l’ivoire en Afrique centrale s’est internationalisé à travers un renforcement des réseaux criminels internationaux, notamment chinois, selon les conclusions d’une étude du Fonds mondial pour la nature (WWF) publiée jeudi. « Trois facteurs compromettent gravement la lutte contre le trafic d’ivoire en Afrique centrale: la faible gouvernance, la corruption et de l’évolution changeante du commerce », indique un communiqué du WWF. « Le rapport révèle qu’en Afrique centrale, les marchés domestiques ouverts d’ivoire disparaissent principalement en raison des efforts d’application de la loi et de la concurrence avec les réseaux criminels souterrains. A leur place, un commerce international sophistiqué s’installe, favorisé par un haut niveau de corruption et une faible gouvernance », ajoute le WWF. « L’étude révèle en effet que les réseaux criminels organisés, notamment de citoyens chinois, opèreraient dans la sous-région et deviendraient désormais des acteurs clés du commerce d’ivoire », poursuit WWF. « Des actions doivent donc être prises sur l’ensemble de la chaine commerciale, dans les pays sources d’Afrique centrale (lutte contre le braconnage, les marchés noirs et la corruption, renforcement de la gouvernance…), aux niveaux régional et international pour lutter contre les organisations criminelles liées à la faune sauvage, et dans les pays consommateurs en Asie pour réduire la demande », estime Sone Nkoke, membre de l’ONG et auteur du rapport. La Chine, premier consommateur mondial, a officiellement annoncé la fin du commerce de l’ivoire d’ici fin 2017.Dans le nord de la Centrafrique, pays en proie à un violent conflit et avec une faible présence du gouvernement au-delà de la capitale Bangui, plus aucun éléphant n’a été observé, selon le dernier recensement de l’ONG Widlife Conservation Society (WCS) révélé début juillet.AFP