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Comme plus d’un million d’Égyptiens, Ahmed Nada a souffert de l’hépatite C, avant de trouver le chemin de la guérison dans un pays devenu destination mondiale pour des patients en quête de traitement.,Le jeune homme de 31 ans a contracté la maladie par accident lorsqu’il a voulu donner son sang. Auparavant, une contamination par l’hépatite C, même diagnostiquée, aurait été à peine prise en charge, voire non traitée. Mais un nouveau médicament bon marché produit en Égypte depuis 2015 et un programme gouvernemental destiné à éradiquer le virus a permis à M. Nada d’être soigné facilement. « Au début, j’étais très en colère », se souvient M. Nada, parlant du moment où il a appris qu’il était atteint de l’hépatite C. Il s’est inscrit sur un site gouvernemental dédié aux patients souffrant de cette maladie, puis a été dirigé vers le centre de soin le plus proche.Aujourd’hui guéri comme 1,3 million d’Égyptiens, M. Nada raconte que l’ensemble du processus a été simple « dès le moment de l’inscription ».L’Égypte a longtemps abrité le niveau de prévalence de l’hépatite C le plus élevé au monde, une épidémie déclenchée dans les années 1950 à cause d’un programme national de vaccinations massives avec des seringues non stérilisées.Environ 20% des malades atteints par ce virus transmissible par le sang, qui peut conduire à un cancer du foie et une cirrhose, se rétablissent sans avoir besoin de traitement, mais les autres peuvent rester infectés plus de 30 ans sans symptôme. »Quasiment toutes les familles égyptiennes sont touchées », assure Henk Bekedam, responsable à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un rapport de 2014 consacré à cette maladie qui a provoqué la mort de 40.000 Égyptiens par an.De son côté, une société égyptienne, Tour N’Cure, a profité du bas prix du traitement pour attirer les patients venant de pays où le médicament reste inabordable. Pour 7.000 dollars, elle offre le vol, un séjour d’une semaine, des tests sanguins et un traitement,AFP