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Dimanche dernier, sur l’ORTM et dans Débat de Cité, il était question pour les invités de se prononcer sur l’actualité nationale et surtout sur le fait que le président français est en train de se battre, comme un beau diable dans l’eau bénite, pour une intervention militaire au Nord du Mali. Contre toutes attentes, le représentant du parti de la Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi) botte en touche l’initiative française.

Nouhoum Keïta, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est confondu et s’est mélangé les pédales dans des explications incohérentes et méprisantes. Toute chose qui a suscité une réplique cinglante de la part du Chroniqueur du journal Le Républicain, Adam Thiam, qui lui a rétorqué ceci : «Vous parlez comme çà, parce que Sadi n’a pas d’électeur au nord».

Le juge Dramane Diarra crée AGDM pour préparer ses arrières ?

Alliance des générations démocratiques du Mali (AGDM), c’est la nouvelle trouvaille du jeune juge qui a voulu mettre l’ancien Vérificateur général en taule. Très actif dans les mouvements de jeunesse, notamment au Conseil national de la jeunesse (CNJ), Dramane Diarra, Magistrat de son état, voulait être au-devant de la scène, à tel point que certains observateurs voyaient en lui, un bras silencieux du régime d’ATT.

Le fait qu’il s’était personnellement occupé de l’affaire de Sidi Sosso Diarra, en son temps, suscite des interrogations. Aujourd’hui, la donne a changé et il n’est pas exclu que Sidi Sosso Diarra, Conseiller spécial et frère de l’actuel Premier Ministre, Cheick Modibo, puisse se venger. En tous cas, c’est ce que nombre d’observateurs murmurent. Donc, Dramane Diarra est obligé de se préparer en conséquence ; d’où la mise en place de son mouvement AGDM.

Des couaques dans l’organisation des examens spéciaux

Les ratés et les incohérences des autorités en charge de l’organisation des examens spéciaux n’ont pas fini. C’est le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Adama Ouane, en personne, qui a touché du doigt les insuffisances de l’organisation. A Mopti où il s’était rendu la semaine dernière, le chef du Département de l’éducation est tombé des nues, lorsqu’il a été mis au parfum des conditions dans lesquelles les candidats se trouvaient.

Et pour soulager sa conscience, il n’a trouvé mieux que de rappeler les 500 millions que l’Etat a déboursés pour ce faire. Mais, pour quels résultats ? Le hic est qu’il est fort probable que les élèves réfugiés au Burkina Faso et au Niger ne puissent pas bénéficier de l’opération. Car, dit-il, les cours de rattrapage qui doivent être organisés à leur intention, n’ont pas eu lieu. A qui la faute Monsieur le Ministre ?

Abdoul Aziz entre deux feux

La nouvelle a fait la Une des médias dimanche dernier. Le président mauritanien, Abdoul Aziz est blessé. Officiellement, on parle d’une incompréhension d’une unité de l’armée mauritanienne qui, sans chercher à comprendre, a tiré sur le véhicule banalisé du président à 40 kilomètres de la capitale.

En réalité, l’armée mauritanienne ne dort plus qu’avec un seul œil depuis que les terroristes d’Aqmi ont pris le contrôle du Nord du Mali. Cet incident doit ouvrir les yeux du président mauritanien qui, en plus d’héberger des éléments du MNLA, dénigre au quotidien le Mali. Lui qui a eu même le privilège de venir en territoire malien pour traquer Aqmi en faisant des victimes civiles, a voulu jeter un discrédit sur l’armée malienne après la mort de ses ressortissants à Diabali le mois dernier. Comme quoi, quand on est entre des feux, il faut être prudent.

Pour harcèlement sexuel, un Directeur de télé condamné en Algérie

Et si cela s’appliquait au Mali ! Le Directeur de la télévision berbère algérienne est condamné pour harcèlement sexuel. Un fait qui rappelle les difficiles conditions dans lesquelles nos consœurs travaillent dans les médias en Afrique. Au Mali, précisément à l’ORTM, des noms des responsables sont cités. Deux anciens Directeurs de la radio nationale ont fait subir les pires atrocités à leurs stagiaires qui sont des jeunes filles.

Les témoignages sont poignants, car ces filles expliquent que pour se faire une place dans la boîte, il faut satisfaire le libido du Directeur de la radio nationale. Une d’entre elles, nous a confié qu’elle a été enfermée durant des heures dans le bureau d’un Ancien directeur de la radio nationale qui voulait coûte que coûte faire des rapports sexuels avec elle.

A suivre !!!

La Rédaction

Le Katois du 16 Octobre 2012