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À la suite d’élection bâclée avec ses conséquences fâcheuses en 1997, la politique a eu un goût amer avec la déchirure totale du tissu social. Alors, il fallait un rassembleur avec le dernier mandat de Alpha Oumar Konaré. Cette colombe recherchée ne pouvait qu’être le Général ATT. Dans cette optique, avec la bénédiction de plusieurs partis politiques au second tour en 2002, face au candidat Soumaïla Cissé de l’Adéma Pasj, ATT s’impose. Ainsi, il se fixe donc comme objectif primordial : coudre le tissu social, en rassemblant tous les enfants du pays autour d’un idéal – le développement du pays. Pendant plus de 4 ans, le Mali est resté stable et des actes encourageants pour le bien-être commun ont été posés. A quelques mois de la présidentielle, tout bascule et certains leaders politiques optent pour le changement à Koulouba. Le peuple, certainement n’étant pas dupe, semble tranché net en lui renouvelant sa confiance pour cinq ans encore par un vote sanction.

En attendant les résultats officiels et définitifs de la Cour constitutionnelle, tout semble dire que l’objectif visé par les partisans du Président sortant s’est réalisé, l’unique tour. Car, presque partout le candidat ATT semble s’imposé sans heurt, sans magouille. Ceci se confirme par les observations de ces hommes et femmes du Mali et d’ailleurs habilités à faire un jugement sur le scrutin, les observateurs. Déjà, eux ils ont affirmé que le scrutin a été : «Juste – Equitable – Transparente ». Alors, plus rien à dire même si ceux qui semblent jetés la camisole du consensus sans l’y ôter contestent les résultats et clament que c’est une mascarade électorale.

Mais, est-ce une surprise ? Est-ce la magouille, la fraude ou le rejet de l’électorat ?
Comme le disait Albert Camus : « L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites ». Cette élection tant attendue par le peuple du Mali a enfin eu lieu dans la paix, la sérénité et la responsabilité. Au sortir des urnes, les différents candidats étaient presque tous sereins. Chacun méditant sur son score. Donc, point de surprise car seulement à travers la campagne électorale des uns et des autres sur l’étendue du territoire, l’on pouvait affirmer que le Président sortant pouvait être réélu dès le 1er tour. Contrairement à certaines contrées du monde, la contestation des résultats électoraux semble être une habitude, une caractéristique de la démocratie africaine. Toute chose qui crée aujourd’hui des affrontements sanglants, la fragilité du tissu social, la haine dans les cœurs et dans les esprits.

Pourtant, l’Afrique avec sa civilisation immémoriale pouvait et peut être un exemple de donneur de leçon démocratique. Seulement si nous l’avons voulu, si nous acceptons de mettre l’intérêt collectif au-dessus de l’intérêt personnel, de celui de la minorité. Sinon jamais, l’on ne sortira de ce gouffre. L’on va continuer à s’entredéchirer pour permettre à ceux-là de nous gouverner, de nous diriger comme bon leur semble et loin de nous. Alors, il est temps pour l’Afrique de sortir des contestations inutiles, sans fondement et acerbes.

En tout cas, reconnu ou pas, tout le monde était unanime que le Général Président n’avait pas besoin de fraude, de magouille pour s’imposer au 1er tour de cette élection. Car, il fallait s’attendre au rejet par l’électorat de cette opposition concoctée. Parce que de tout temps, le Malien s’est insurgé contre la trahison, l’injustice et le double jeu. De qui qu’il soit ou d’où qu’ils viennent.

B. DABO

02 mai 2007.