Partager

La section syndicale de l’aéronautique exige le départ immédiat et sans condition du représentant de l’ASECNA au Mali, du payeur, du chef du personnel, mais aussi du Délégué du directeur aux activités nationales pour mauvaise gestion du personnel, abus de pouvoir, et ingérence dans la vie du syndicat. Ce sont, entre autres certains points de la plate-forme de revendication déposée le lundi 27 août sur la table des autorités, par le Syndicat de l’aéronautique. Dans leur préavis les travailleurs projettent une grève de 48 heures (les 12 et 13 septembre prochains) s’ils n’obtiennent pas satisfaction .

Depuis le mois de mai 2011, l’aéronautique au Mali est rentrée dans une turbulence syndicale. Cette crise découle du renouvellement des sections syndicales par l’UNTM. D’après les travailleurs c’est le secrétaire général sortant qui établit le calendrier de renouvellement, visant à mettre en place les nouveaux comités de base de l’aéronautique. Après le renouvellement de l’ensemble des comités, le secrétaire général sortant voyant que ses camarades n’ont pas réussi à se maintenir à la tête des différents comités, procéda à la création d’un syndicat différent de celui de l’aéronautique qui, selon Eric Diarra l’actuel secrétaire général, est en violation de tous les textes réglementant la création de syndicat au Mali.

Au lieu de finaliser le processus de renouvellement déjà entamé et qui n’attendait que la conférence de section » pour mettre un terme à cette crise et trouver une porte de sortie, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali, (UNTM) est intervenue de façon impartiale pour suspendre les deux bureaux. Selon les travailleurs, c’est après le retour du secrétaire général d’une mission à Dakar, qu’un bureau a été mis en place pour confirmer et légitimer la majorité avec la bénédiction de l’UNTM. Une fois de plus le secrétaire général sortant refuse le fait majoritaire en disant qu’il sort du débat pour ensuite créer contre l’avis des travailleurs de l’ASECNA un syndicat sans la participation des travailleurs. Cette situation a créé la mésentente et la division entre les travailleurs.

Ils ont décidé d’observer deux jours de grève les 12 et 13 septembre 2012. Si les 12 points de leur plate forme revendicative ne sont pas satisfaits. » La section syndicale de l’aéronautique exige le départ immédiat et sans condition du représentant de l’ASECNA au Mali, du payeur, du chef du personnel d’une part, mais aussi du délégué du directeur aux activités nationales pour mauvaise gestion, ingérence dans la vie du syndicat, complicité active de fraudes lors des élections syndicales « , a martelé Eric Diarra, secrétaire général du syndicat de l’aéronautique.

Les autres points de la plate forme revendicative sont, entre autres, l’audit des comptes alloués aux avances, l’élargissement du mois de salaire gratuit à tous les ravailleurs, le règlement de la question syndicale avec la nouvelle équipe administrative la résolution des doléances des déplacés du nord, l’amélioration du service social et du plan de carrière.

La grève des 12 et 13 septembre sera observée par l’ASECNA, la direction des aéroports du Mali, la météorologie, en somme tous ce qui interviennent dans le secteur aérien. » Durant ces deux jours, aucun n’avion n’atterrira à Bamako, aucun avion ne partira de Bamako, même les avions ne pourront pas survoler le ciel malien parce que les gens qui font ce travail iront en grève avec nous » a conclu Eric Diarra, le secrétaire général. Dès le dépôt du préavis de grève, la direction des aéroports du Mali a promis aux syndicalistes de chercher les voies et moyens de trouver des solutions aux problèmes que vit ce secteur.

Kassim TRAORE

31 Août 2012