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Une tragédie a été évitée de justesse grâce à la vigilance d’une poignée de fidèles de la mosquée sise à l’intérieur de l’immeuble Nimagala, le jeudi dernier, 5 mars 2009 au moment de la prière de l’Asr (16h).

Et pour tout dire, c’est notre pays qui aurait pâti sérieusement des conséquences fâcheuses qui auraient pu découler de l’extrême insouciance, voire de l’ignorance et de la provocation gratuite d’un couple de «blancs», sorti d’on ne sait où, pour narguer les fidèles en pleine prière.

On se rappelle, il y a quelques années à Magnambougou, un jeune nigérian, visiblement éméché, avait mis de la musique de Penny Penny à fond la caisse le jour de l’Aïd el Fitr et– suprême malédiction pour lui – au moment même où les fidèles se prosternaient dans leur prière. La suite : une «déferlante» de violence ayant conduit à la casse et à l’incendie de tous les bars et maisons closes connus dans le quartier.

Ce cas n’est rien à coté de ce qui suit car, il faut l’élever à la puissance ….25 pour tomber sur la gravité des faits de ce couple de français.

Pour ceux qui ne connaissent pas ou ne fréquentent pas l’immeuble en question, la configuration de la mosquée est faite de telle sorte qu’il reste un grand espace (une cour derrière la mosquée proprement dite qui déborde sur cet endroit) qui se remplit aussi au moment de la prière.

Ces jeunes français très provocateurs s’étaient mis derrière les fidèles, les yeux fermés et s’embrassaient au moment même de la prière comme s’ils assistaient à un spectacle de saint valentin où tout leur était permis.

Au «SALAMALECOUM» de l’imam, quelques fidèles qui n’attendaient pas le Fatiha de l’imam, irrités par ce comportement suicidaire, se sont rués vers ce couple de malfrats des temps modernes pour leur demander de dégager vite, au risque, pour eux, de laisser leurs peaux si la majorité venaient à comprendre ce qu’il se passait. Là, les deux imbéciles comprirent qu’on n’était pas à la saint valentin et prirent leurs jambes à leur cou.

On a beau parlé de la gentillesse de nos concitoyens, voire de leur stoïcisme, c’est une situation qui aurait pu se terminer de façon dramatique. Et notre pays n’a pas besoin d’une histoire d’agression au moment où le débat s’intensifie sur l’excision et, au Sénégal, sur l’homosexualité. Car les médias autoproclamés «du monde» n’auraient sûrement pas manqué l’occasion de salir notre pays.

Le ministère du tourisme informe-t-il les touristes du strict respect de nos us et coutumes ou ferme-t-il les yeux sur de telles pratiques ?

HAIDARA ML

10 Mars 2009