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L’ex-président américain Jimmy Carter a déclaré jeudi qu’un Sud-Soudan indépendant pourrait choisir de ne pas adhérer à la CPI afin de garder un contact direct avec le président Omar el-Béchir, sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Il s’est entretenu avec M. Béchir la semaine dernière, a déclaré que plusieurs gouvernements africains ainsi que la Norvège continuaient de traiter directement avec le président soudanais en dépit de ce mandat d’arrêt . M. Carter, qui a rencontré les leaders de l’opposition sud-soudanaise mercredi, a espéré que ces décisions ne seraient pas monopolisées par le SPLM, les ex-rebelles à la tête du gouvernement du Sud-Soudan semi-autonome. Les Sud-Soudanais participent en masse depuis le 9 janvier au référendum sur leur indépendance, qui devrait mener à la partition du plus vaste pays d’Afrique. Les juges de la CPI avaient délivré le 12 juillet 2010 un mandat d’arrêt contre M. Béchir pour génocide au Darfour, après avoir lancé le 4 mars 2009 un premier mandat pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le conflit au Darfour dans l’ouest du Soudan, qui a débuté en 2003, a fait 300.000 morts et 2,7 millions de déplacés, selon l’ONU. AFP.