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L’attaque d’une école de filles dans le nord-est du Nigeria par des combattants de Boko Haram ravive la menace d’un kidnapping de masse comme celui des lycéennes de Chibok, en 2014, alors que des dizaines d’élèves manquent à l’appel depuis deux jours. Les insurgés du groupe jihadiste nigérian, lourdement armés, ont mené lundi un assaut sur le village de Dapchi, dans l’Etat de Yobe, tirant en l’air et faisant exploser des grenades, selon les témoignages des habitants recueillis par l’AFP. Les élèves et les professeurs de la Girls Science Secondary School, un internat, se sont enfuis en brousse, craignant d’être enlevés par les combattants, comme ce fût le cas pour les lycéennes de Chibok dans l’Etat voisin du Borno il y a quatre ans. Deux jours après l’attaque, plusieurs dizaines d’élèves du lycée de Dapchi ne sont toujours pas rentrées, suscitant les pires craintes de leurs familles, qui se sont rassemblées mercredi matin devant l’établissement pour obtenir des informations. « Nos filles sont portées disparues depuis deux jours et nous ne savons pas où elles se trouvent », a déclaré à l’AFP Abubakar Shehu, dont la nièce fait partie des disparues.Selon le personnel de l’école, il y avait au moment de l’attaque 710 élèves dans le pensionnat, qui accueille des filles âgées de 11 ans et plus.AFP