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Rebelles, politiques et diplomates au Soudan appréhendent les impacts d’un éventuel mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président Omar el-Béchir accusé de génocide au Darfour, région de l’ouest du pays en proie à la guerre civile. Des juges du CPI doivent annoncer dans les prochaines semaines, selon plusieurs responsables, s’ils émettent un mandat d’arrêt international contre le président soudanais. Un tel mandat pourrait avoir des « conséquences très sérieuses » pour la « stabilité » du Soudan, a prévenu Li Chengwen, l’ambassadeur de Chine allié stratégique de Khartoum exploitant d’importants gisements pétroliers dans le sud. Ambassades, organisations internationales et humanitaires suivent la situation de près au cas où elles auraient besoin de rapatrier leur personnel et/ou leurs ressortissants. La presse soudanaise se passionne pour cette affaire que la population ne semble pas suivre dans le menu détail. « Béchir est peut-être un criminel, mais nous aurons de sérieux ennuis » s’il est inculpé, résume, un jeune diplômé. (Afp)