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Le Soudan du Sud est « au bord du gouffre », a affirmé jeudi le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon devant le Conseil de sécurité, en exhortant les dirigeants sud-soudanais à « s’engager en faveur de la paix ». A l’ouverture d’un débat au Conseil sur le maintien de la paix en Afrique, il s’est déclaré « consterné par l’ampleur des violences sexuelles » commises dans le pays et a demandé que les responsables « de toutes les atrocités » rendent des comptes. L’ONU a recensé au moins 120 cas de viols depuis la recrudescence des affrontements il y a trois semaines à Juba entre l’armée gouvernementale et les partisans de l’ex-chef rebelle Riek Machar. « Au moment où nous parlons, le Soudan du Sud reste perché dangereusement au bord du gouffre », a déclaré M. Ban. « Les promesses de paix et de justice du nouvel Etat ont été gaspillées ». Etats-Unis, France et Royaume-Uni souhaitent que ces mesures, ainsi qu’un projet africain de force d’interposition, soient adoptées à l’occasion du renouvellement du mandat de la Mission de l’ONU au Soudan du sud (Minuss) qui expire fin juillet mais les négociations piétinent, selon des diplomates. « Il y a un projet de texte en discussion », a indiqué à des journalistes l’ambassadeur britannique Matthew Rycroft. Le Conseil, a-t-il ajouté, pourrait soit adopter ce nouveau mandat d’ici la fin de la semaine, soit « s’accorder plus de temps pour des négociations » en décidant une « prolongation technique » temporaire du mandat actuel de la mission. AFP