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Le Projet d’énergie solaire pour le développement rural consiste en l’électrification de 24 villages dans cercle de Macina, dans la zone inter fleuve, dont 13 dans la commune de Soloba, 10 dans la commune de Sana, et un dans la commune de Matomo

Le ministre Malick Alhousseini a présidé le lundi dernier à l’hôtel Radison Blu, la cérémonie d’ouverture de l’atelier technique de lancement des activités du Projet d’énergie solaire pour le développement rural, (PESDR). C’était en présence de l’ambassadeur du Maroc au Mali, Hassan Naciri, du représentant de la BID, Nouredine Mabrouk, et le Président Directeur Général de l’AMADER, Mamadou Ouattara.

D’un coût global de 10 milliards de FCFA, le projet est financé par la Banque Islamique pour le Développement à hauteur de 8,85 milliards de FCFA, l’Office national de l’électricité et l’eau du royaume du Maroc à hauteur de 0,46 million de FCFA, et le gouvernement du Mali à hauteur de 944 millions de FCFA.

Pour une durée de trois ans, (2018-2020) le projet consiste en l’électrification de 24 villages dans cercle de Macina, dans la zone inter fleuve, dont 13 dans la commune de Soloba, 10 dans la commune de Sana, et un dans la commune de Matomo.

Selon le Président Directeur Général de l’Agence pour l’Energie Renouvelable (AMADER), le projet est structuré en deux composantes majeures. La première concerne la réalisation de deux centrales solaires d’une puissance totale de 2,43 MW, dont 1,25 MW à Sarro pour l’alimentation de 13 villages et 1,18 MW à Save pour 11 autres localités et l’installation d’un réseau de distribution d’électricité é de 187 km MT et BT. Sur la deuxième composante il est prévu le raccordement de 4851 clients sur des compteurs prépayés pour près de 36 000 personnes.

Le ministre de l’Énergie a, d’abord, rappelé l’importance de l’énergie moderne dans les zones rurales et semi-urbaines, un secteur un net progression, passant de moins 1% en 2002 à 19,37% en 2017 : « dans les zones rurales et semi-urbaines, l’accès à une énergie moderne et à moindre coût participe de la sécurité financière et de la vitalité de notre économie…elles sont par vocation la source des productions agricoles, halieutiques et minières ».

Une initiative du Programme présidentiel d’urgences sociales d’accès à l’énergie. Selon Malick Alhousseini, le gouvernement envisage de relever le taux d’accès de nos populations rurales à l’énergie par un vaste programme d’installation de sources de production en énergie renouvelables, (Er) y compris l’hybridation des installations thermiques existantes, afin de rehausser la part des (Er) dans le mix énergétique du pays. C’est pourquoi, a-t-il souligné, que l’adoption de l’approche « Reverse linkage » de la BID dans ce projet (PSDR), permettra de baisser le prix du kWh d’électricité de 200FCFA à 120 FCFA.

Inscrite parmi les préoccupations des plus hautes autorités du pays, le gouvernement, dira le ministre, est en passe de transférer le service public de l’électricité à la société EDM sa, dans tous les chefs-lieux de cercle et localités frontalières d’ici 2020, afin de baisser le prix du KWh de l’électricité de 250 FCFA à 98 FCFA.

Malick Alhousseini a par ailleurs, profité de l’occasion pour exhorter l’AMADER à être très attentive aux travaux des deux jours d’échanges, afin de s’approprier l’expertise des deux partenaires, la BID, et l’ONEE « pour la conduite de ce projet majeur ».

Mohamed Naman Keita

Du 01 Mars 2018