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La fanfare, le conteur Daouda Dembélé et les maîtres de cérémonie Sy Souleymane Sy, Youssouf Valizi et Daba Tounkara, ont animé ce défilé de plus de trois heures d’horloge, auquel, ont pris part plus d’une trentaine d’organisations syndicales des sociétés et entreprises publiques et privées.

A la suite du défilé, Hamadoun Amion Guindo secrétaire général de la Cstm, a dans son intervention, rappelé l’origine de la fête du travail : Le 1er mai, a été consacré jour de fête du travail, pour saluer l’action d’un groupe d’ouvriers américains, qui se sont soulevés, en 1886, pour réclamer que la durée de travail journalier soit fixée à huit heures, a indiqué Mr Guindo.

Une minute de silence a été observée à la mémoire de ces martyrs qui se sont sacrifiés pour le bien-être des travailleurs du monde entier.

Mr Guindo a jugé le bilan des revendications de son syndicat depuis trois ans, comme non satisfaisant.

L’exclusion par la Cstm au sein de nombre d’institutions publiques par le gouvernement, a été vertement critiqué par le secrétaire général de la centrale.

Egalement, le gouvernement a été accusé de partialité par Mr Guindo, car, la Cstm, selon lui, ne bénéficie pas de subvention contrairement à l’Untm.

Selon Mr Guindo, ses militants sont victimes de répression. Comme exemples, Mr Guindo, a cité le cas de 6 cadres de Malitel, qui auraient été mutés pour avoir adhéré à la Cstm.

En réponse à Mr Guindo, la ministre de l’emploi et de la formation professionnelle Mme Ba Hawa Kéïta, a promis que toutes les requêtes seront portées à la connaissance des plus hautes autorités du pays.

Tout en exhortant à plus de dialogue et de compromis, rappel a été fait par la ministre Kéïta, que le seul objectif du gouvernement est de voir émerger des syndicats forts et responsables au service des travailleurs.

02 mai 2006.