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Dans le cadre de sa rencontre traditionnelle d’exposition des opportunités d’emploi et de formation, le Salon International de l’Emploi et de la Formation SIEFOR a ouvert ses portes au public depuis le lundi dernier au Centre International de Conférences de Bamako.

Placé sous le haut patronage de M. Moussa Balla Coulibaly, président du CNPM, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de M. Iba N’Diaye, ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle du Mali, Mme Maizama Hadiza Issiatou, ministre de la Formation Professionnelle et Technique du Niger,

Mme Bello Rokiatou, organisatrice du SIEFOR et non moins Directrice de l’IMATEC, le président de l’APCAM M. Bakary Togola et aussi les représentants du corps diplomatique.

Développer la formation professionnelle

Dans son discours d’ouverture de la cérémonie le lundi, Mme Bello Rokiatou a affirmé que l’organisation de ce salon vise essentiellement à contribuer à la formation pour l’emploi et au développement de la formation professionnelle et technique à travers une exposition des écoles et centres de formation,

des conférences-débats sur les problèmes de l’emploi et de la formation professionnelle dans un contexte marqué par l’intégration sous-régionale et de la mondialisation de l’économie.

Avant d’ajouter que ce salon se veut un espace d’information sur les potentialités du pays en matière de formation et du secteur privé malien dans le cadre de l’emploi et de l’échange entre les acteurs de formation et les promoteurs d’emplois.

Selon Mme Bello Rokiatou, le SIEFOR est une occasion de dégager les axes de partenariat à développer dans le cadre d’une politique de formation professionnelle qui prend en compte des réalités du marché de l’emploi mais surtout les créneaux porteurs au Mali comme l’agriculture.

Le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle

Pour sa part, M. Ibrahima N’Diaye, ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle du Mali, abondant dans le sens que son homologue du Niger Mme Maizama Hadiza Issiakou a précisé que face à l’étroitesse de l’offre d’emploi salarial, l’oeuvre de l’IMATEC est salutaire.

De ce fait, selon le ministre Iba N’Diaye, le Mali a d’énormes potentialités agricoles inexploitées, qui pourraient couvrir le besoin alimentaire.

Cette situation et due au manque d’information des jeunes demandeurs d’emploi sur les opportunités agricoles, à l’absence de cadres attractifs pour les jeunes en milieu rural, au sous-équipement des systèmes de production primaire, aux problèmes de financement des producteurs.

La vissite des Stands

Ces allocutions d’ouverture furent suivies par la visite des stands et un cocktail de bienvenue. Par ailleurs, dans l’exécution de son programme d’activité dudit salon qui prend fin aujourd’hui, une conférence-débats dont le thème était “L’apport des TIC dans la résolution des défis au Mali.

L’école, la bonne gouvernance, la criminalité et le renforcement des partis politiques”, a été animé hier par M. Ousmane Bamba (spécialiste en cybercriminalité). Cette conférence a enregistré la présence du ministre de la Formation Professionnelle et Technique du Niger.

Par rapport au premier volet du thème, le conférence a affirmé que les technologies de l’information et de la communication peuvent donner un nouvel élan à la gestion de la crise scolaire.

Cela par la mise à la disposition des apprenants des informations de qualité, au rythme de l’évolution du monde, mais aussi par un coût raisonnable des études.

Cette politique réussira lorsque les centres de formation scolaire et universitaire seront équipés en outils informatiques et connectés.

Une politique qui pourra remédier au problème de documents qui tardent à présent sur l’école malienne. Ensuite, par rapport au défi relatif à la bonne gouvernance, le conférencier a affirmé que le TIC est indispensable à la gestion du pouvoir, cela est remarquable à travers la disponibilité de certains projets de loi et décrets sur le net.

Les défis à relever par les Tic

Mais le défi majeur du pays consiste à connecter tous les départements administratifs ainsi que la décentralisation de certains services de communication comme à présent la poste que le pays réussira à relever certains obstacles relatifs au développement.

Enfin, la criminalité, un problème majeur du siècle auquel le pays semble confronté dans l’ensemble en dehors des attaques à mains armées, des malfrats, le problème au Nord du pays constitue un défi à relever dans lequel la TIC peut jouer un rôle considérable à travers le système satellitaire et le GPS.

Cela passe par la localisation des zones cibles des assaillants. En ce qui concerne la fraude massive, surtout les empreintes dans les commissariats de police, le conférencier a souligné que le système des biométriques peut être le meilleur moyen à mettre en oeuvre pour solutionner ce problème.

En définitive, le conférencier dira que dans le renforcement des forces des partis politiques et la gestion des affaires de l’Etat, l’état devrait exiger une base de données transparentes des actions de chaque parti politique, une situation qui contribuera aussi à réduire la transhumance des leaders politiques et à mettre en lumière la composition réelle de ces derniers.

Ceci constitue aussi un défi majeur auquel le pays est confronté.

Ousmane BERTHE (Stagiaire)

15 Mai 2008