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Le président Barack Obama réélu pour un second mandat , mardi 7 novembre 2012, face à son rival Romney ne va pas changer de cap dans sa politique africaine appliquée pendant son 1er mandat ; à savoir : aider et collaborer avec les pays où règne la démocratie. C’est l’avis de Marimantia Diarra, secrétaire général de l’Adéma/PASJ qui souhaite que pour ce second mandat, Obama maintienne l’aide que son prédécesseur a voulu accorder à l’Afrique à travers le Millenium Challenge.

Marimantia Diarra était mardi 7 novembre 2012 l’un des nombreux Maliens à suivre l’élection présidentielle américaine. Celle-ci a connu son épilogue tard dans la soirée par la reconduction du président sortant Barack Obama.

Marimantia Diarra, le secrétaire général de l’Adéma/PASJ, dit ne pas être surpris de la bonne organisation de l’élection présidentielle américaine et félicite le président Obama pour sa réélection. Mais, selon lui, le président américain Obama ne va pas changer de cap dans sa politique étrangère particulièrement celle africaine.

« La politique étrangère des Etats-Unis est un axe fondamental de sa politique. Elu en 2008, Obama avait poursuivi la politique de son prédécesseur, c’est-à-dire aider et collaborer avec les pays où règne la démocratie. Il sera dans cette continuité », analyse M. Diarra.

A en croire M. Diarra, l’Otan a certes participé aux interventions armées en Egypte et en Libye, ce qui suppose une implication des USA dans le changement de régime intervenu dans ces pays, mais l’intervention américaine se situerait toujours dans ce cadre.

Politiquement, la nouvelle administration d’Obama, tout comme la précédente, ne va pas bouleverser l’orientation des relations USA/Afrique. Elles seront toujours basées sur la démocratie comme socle principal et cela quel que soit le président qui serait élu.

« L’ambassadeur des USA au Mali nous l’a encore réaffirmé hier (Ndlr : mardi 6 novembre) au cours de la soirée électorale à l’hôtel Salam. Pour ce qui est du Mali spécifiquement, ils (USA) sont prêts à nous aider à reconquérir le Nord, mais ils ne sont pas prêts à collaborer avec des putschistes ou des régimes transitoires. C’est pourquoi ils souhaitent l’organisation des élections, d’autant plus que 90 % de la population peut voter, pensent-ils. Je crois personnellement qu’on ne peut pas attendre de libérer le Nord et ensuite organsiner des élections. Il faut le faire parallèlement. En 1992, Kidal n’avait pas participé à l’élection présidentielle par exemple », explique M. Diarra.

Il insiste sur le fait que les USA voient dans les élections le seul instrument légitime et légal sur la base duquel, il est possible de coopérer et de renforcer les institutions de coopération et de développement.

M. Diarra, qui ne voit pas de changement fondamental à venir dans la politique étrangère des USA envers l’Afrique pour les 4 années du nouveau mandat d’Obama, souhaite que le président américain maintienne voire renforce les programmes de développement dont celui du Millénium Challenge Account.

Grâce à ce projet, certains pays africains dont le Mali ont été dotés par les USA de montants de 500 à 300 milliards de F CFA destinés à des projets de développement.

Denis Koné

08 Novembre 2012