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Le samedi 10 Mai 2008, le Groupe Mali 11 de Amnesty International a procédé, dans les locaux de la Mairie de la Commune V, au lancement de la campagne de sensibilisation sur les droits des enfants qu’il compte mener à travers ladite Commune.

Ce lancement s’est fait en présence du président d’Amnesty International Mali, M. Makan Koné, de son secrétaire exécutif, M. Saloum D. Traoré, du représentant du Maire, M. Abba Touré, de la présidente du groupe Mali 11, Mme Keïta Mariam Touré…

Cette campagne de sensibilisation sur les droits des enfants, qui se déroulera du 10 au 17 Mai 2008, sera soldée par des séances d’animation de proximité dans les écoles, à travers le théâtre-forum.

Au préalable, un atelier a été organisé pour familiariser les membres d’Amnesty international-Mali (particulièrement les jeunes) avec la Charte africaine sur les droits et le bien-être de l’enfant.

A l’évocation de l’enfant, on ne peut s’empêcher d’avoir à l’esprit ce beau passage d’un grand écrivan : “Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grand cris…”.

Ainsi, l’enfant a toujours été au centre des préoccupations des communautés, car il est l’adulte de demain. Aussi, la communauté internationale a très vite perçu l’importance qu’il faut accorder à cet être fragile, en le protégeant contre l’exploitation, la torture, l’ignorance…

Cet intérêt pour les droits de l’enfant s’est manifesté dès le 1er Janvier 1999, par la ratification, par 191 Etats (soit la quasi totalité des pays du globe) de la convention relative aux droits de l’enfant.

Selon le président d’Amnesty International-Mali, ce système de protection devait être complété, d’une part, par le protocole facultatif sur la prévention et l’élimination de la vente d’enfants et de l’exploitation sexuelle des enfants, y compris la prostitution des enfants et la pornographie, et d’autre part, par la protection des enfants touchés par les conflits armés.

Selon la président du Groupe Mali 11, Mme Keïta Mariam Touré, le choix du thème retenu et la période pour mener cette campagne ne sont pas fortuits. En effet, nous sommes à la veille de deux dates consacrant la commémoration des enfants, à savoir le 8 Juin, pour l’enfant à l’échelle planétaire, et le 16 Juin, pour l’enfant africain.

“Cette campagne permettra de mieux préparer ces commémorations qui, si on n’y prend garde, risquent de nous transformer en propagandistes et en porteurs de pagnes, sans aucune répercussion sur l’acquisition des droits véritables de nos enfants“, a déclaré Mme Keïta.


Moussa TOURE

12 Mai 2008