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Pour donner plus de légitimité aux gouvernants, le Réseau APEM a décidé de se lancer dans la bataille de la participation. Doté d’un budget de 184 millions, le réseau d’ONG dirigé par Ibrahima Sangho a lancé ses activités le 10 janvier en présence du ministre en charge des élections, Kafougouna Koné.

La participation aux élections est un enjeu de taille dans le processus de consolidation d’une démocratie. Elle traduit l’intérêt de la population pour le choix de ses gouvernants, à ce titre, elle entre en ligne de compte dans l’évaluation d’une démocratie, la légitimité des gouvernants.

C’est pour coller à cette réalité que le Réseau ONG d’Appui au processus Electoral au Mali (Réseau APEM ) a conçu un projet pour la « Participation massive et équitable des citoyens aux élections de 2009 ». Le lancement de ce projet a eu lieu le 10 janvier 2009 au Centre international de Conférence de Bamako sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné.

Les élections générales de 2007 ont enregistré un taux de participation inférieur à 50% au Mali. Ce taux de participation pouvait augmenter, si l’information avait été bien ventilée.

Le président du réseau APEM Ibrahima Sangho n’a pas manqué de dresser un diagnostic de ces élections générales qui n’ont pas suffisamment mobilisé : « Le Réseau APEM a conclu que les citoyens Maliens n’ont pas accès à toute l’information électorale, le leadership féminin n’est pas cultivé et soutenu, les agents électoraux pour l’encadrement des bureaux de vote sont peu formés, les partis politiques ne sont pas représentés dans l’ensemble des bureaux de vote, et les observateurs n’ont pu couvrir que 12% des bureaux de vote », a indiqué Ibrahima Sangho.

C’est ainsi que le Réseau ONG d’Appui au Processus Electoral au Mali a initié le présent projet qui a pour but d’améliorer la légalité et la légitimité de nos gouvernants à l’issue du processus électoral.

La préoccupation du réseau concerne également la représentativité des femmes aux instances de décisions, notamment leur présence massive aux conseils communaux, à l’issue des élections communales de 2009.

Ce projet qui a été financé par le Fonds des Nations Unies pour la Démocratie (FNUD) est exécuté pendant 24 mois, de novembre 2008 à octobre 2010. Il informera et sensibilisera les citoyens par les micros programmes radios et TV, les émissions télévisées et les débats radiodiffusés, pour relever le taux de participation.

Il vise un meilleur encadrement des bureaux de vote, le renforcement de la présence des partis politiques dans les bureaux de vote, la réduction des cas de fraude par la présence d’observateurs. Le projet compte également appuyer les femmes pour une représentativité accrue dans les instances de décisions.

Le projet « Participation massive et équitable des citoyens aux élections de 2009 » se décline donc à travers « quatre axes fondamentaux que sont l’Information, l’Education et la Communication électorale, la formation des acteurs de la classe politique, le soutien technique et matériel aux femmes candidates, et l’observation électorale », souligne Ibrahima Sangho.

Il couvrira tout le territoire pour un montant d’environ 184 millions de francs CFA. Les 177 millions de francs CFA constituent la subvention du Fonds des Nations Unies pour la Démocratie (FNUD), et le reste qui est de 7 millions de francs CFA constitue l’apport du Réseau APEM provenant de ses structures membres.

Les communales le 26 Avril 2009

Le ministre Kafougouna Koné a exprimé son plaisir d’être avec des volontaires engagés depuis la création du réseau APEM. C’est un projet à encourager, a dit le ministre.

Pendant que « notre pays s’apprête à organiser le 26 avril prochain, les élections de proximité dans les communes », le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné a témoigné du dynamisme du réseau APEM qui a toujours accompagné son département, donc le gouvernement malien lors des élections passées.

Le ministre compte sur ses acteurs qui sont devenus des experts dans les différents domaines : sensibilisation, éducation, formation des agents électoraux, appuis techniques et matériels aux candidates, observation.


B. Daou

12 Janvier 2009