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Né vers 1924 à Koulikoro, Dr. Mamadou El Béchir Gologo est originaire de Ségou. L’ancien ministre de l’Information et du Tourisme du premier gouvernement de la République du Mali a tiré sa révérence le samedi 21 mars 2009 à l’âge de 85 ans. Il débute sa carrière dans le corps de la santé publique.

Ses études se déroulent d’abord à Koulikoro puis à l’Ecole Régionale de Bamako (1936-1938) ensuite à l’Ecole Terrason de Fourgères à Bamako (1938-1941) enfin à l’Ecole Normale William Pointy et à l’Ecole de Médecine de Dakar où il obtint son diplôme de médecin en 1948.

Le docteur El Béchir Gologo a successivement servi à Bamako, Katibougou, Douentza, Sikasso et Rharous.


En 1953,
il s’engage au service de santé de l’Office du Niger en novembre et sert comme médecin bénévole pendant un an.


En 1954
, il est titularisé par la direction de l’Office du Niger. Le médecin Gologo (parmi les premiers médecins du Mali) a organisé les colons de l’Office du Niger en créant des comités syndicaux et des sous-sections de l’Union Soudanaise-RDA. (Les éditoriaux sont édifiants engagés et militants lire les bribes l’Essor 1961-1964).

Le premier du gouvernement du Soudan sous la Loi cadre le nomme chef de cabinet du ministère de la Santé en 1957-1958, puis directeur adjoint du Service de l’information (1958-1959), Commissaire à l’information 1959-1960 et Secrétaire d’Etat à l’Information et au tourisme le 16 septembre 1964.

Le Docteur fut successivement secrétaire à la presse de l’US-RDA, Directeur de publication de l’Essor, alors organe de l’Union Soudanaise-RDA en 1958, et président de l’Union nationale des journalistes du Mali.

Auteur de plusieurs publications qui sont : Mon cœur est un volcan (1961), Le rescapé de l’Ethylos (1963), Tornade d’Afrique (1966), Mon cœur reste un volcan (1998).

Du haut de ses 85 ans le «Volcan» ne s’est jamais calmé malgré la maladie qui le rongeait. Ses contributions de qualité dans la presse sur les problèmes de la nation ont éprouvé qu’il fût et resté journaliste. La nation entière lui a rendu un hommage «digne» de son rang.

Sa perte est un vide qui ne sera pas comblé, aucun des fistons n’est engagé politiquement. Heureusement que ses écrits sont là pour nous consoler.

Dors en paix père !

Par ma plume au nom de toute la rédaction de «l’Inter de Bamako», je présente nos condoléances attristées à la famille Gologo.


Amen !

Amy Sanago

30 MARS 2009