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Il était une fois, un pays né des cendres de l’empire Mandingue où il faisait bon vivre : le Mali. L’indépendance obtenue en 1960, la vie était toujours belle: l’auto- suffisance alimentaire était assurée jusqu’au 22 août 1967 où un malaise attaquait notre pays et depuis le Mali est dans le coma.

Ni les «bonnes intentions» des quatorze (14) officiers putschistes du 19 novembre 1968 n’ont suffit à calmer la maladie des citoyens. Que n’avaient-ils pas dit le 19 novembre : « Notre objectif est l’assainissement de la situation sur tous les plans.

Nous allons redonner confiance au peuple malien en lui garantissant l’exercice des libertés démocratiques les plus élémentaires ». Et le 20 novembre le Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN) promettait « le retour de l’armée dans les casernes dans les six mois à venir, le retour du pays à une vie constitutionnelle normale, des élections libres et démocratiques auxquelles tous les partis politiques constitués pourront participer ».


En fait, d’élections libres, les Maliens ont été soumis à 23 ans d’une des dictatures les plus féroces du continent africain.

Dans la nuit du 25 au 26 mars 1991, les forces armées et de sécurité ont répondu à l’appel du peuple en déposant le régime UDPM, ouvrant la voie à la démocratie.

Une transition balise l’espace politico-économique du Mali durant 14 mois avant de passer le relais aux démocrates sincères et convaincus. Là aussi les discours étaient tronqués.

Le premier président démocratiquement élu était professeur de son état. Mais hélas ! Les envolées lyriques du professeur sous forme de discours politiques n’ont jamais convaincu les Maliens. Le fossé creusé entre le riche et le pauvre s’agrandissait.

Du coup, la délinquance financière est devenue un système de gouvernance avec à la clé des records battus (21 milliardaires de la République) et une dette extérieure de 1779 milliards de FCFA.

Le bazardage du patrimoine national a pris des allures inquiétantes. Les démocrates ont cédé à vil prix les immeubles administratifs pour en construire avec cet argent des propriétés privées à l’ACI 2000 louées par l’Etat à prix d’or.

Saviez-vous combien l’Etat paye comme baux par an ?

Et bien, il a à ce jour 352 bâtiments baillés dont le montant s’élève à 1 056 999 804 F CFA.


Le foncier ?
C’est la raison principale de la colère des citoyens contre le régime de l’ADEMA. C’est là où l’inégalité est perceptible. Les uns cherchent un terrain, d’autres sont propriétaires de 52 lots avec plusieurs titres fonciers dans les villages environnants du district de Bamako.

Le changement et le Kokadjé prônés par le professeur de la démocratie ont été de la poudre de perlimpinpin dans les yeux des Maliens.

Du changement ! Oui dans le comportement, il y a en a eu :
Une jeunesse corrompue, animée par la course du gain facile.
Voilà l’héritage légué par l’ADEMA au peuple malien.

C’est dans cette situation désastreuse d’une dignité bafouée que ATT a pris le relais en promettant d’assainir les finances publiques avec l’un des meilleurs slogans : «si tu bouffes, tu paies». Pourtant, c’est sous ATT qu’il y a eu plus de détournement de deniers publics (plus de 118 milliards de F CFA détournés des caisses de l’Etat entre 2005 et 2006, plus de 722 rapports de la CASCA qui attendent).

Dans ce contexte de délinquance financière patente, de bazardage du patrimoine national, de vols de l’aide publique au développement il y a lieu de changer de médecin et de thérapie.

L’homme qu’il faut pour un Mali malade, c’est le Dr. Soumana Sako qui pourrait administrer son vaccin à tout un peuple alité. Le sobriquet Zou est un vaccin, un symbole.

En 1987, il a fait ses preuves pendant six petits mois dans le gouvernement. La transition en est une illustration éloquente : payement des pensions dans les six communes du district de Bamako et à l’intérieur du pays.


Welcome Dr Zou «guéritout».


Amy SANOGO

14 Avril 2009