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Le RDS (Rassemblement pour le Développement et la Solidarité) a organisé à son siège à Lafiabougou, le dimanche 12 novembre 2006 une conférence de prese animée par son président, le Professeur Younouss Hamèye Dicko. C’était à l’occasion du 3e anniversaire du parti. Le document de presse, lu par la secrétaire politique du parti, a abordé les questions cruciales qui se posent à la nation. Répondant aux questions des journalistes, le Pr Younouss Hamèye Dicko a apporté des éclaircissements sur chacun des différents points dudit document ainsi que sur quelques autres relatifs à la position du parti sur l’échiquier politique national ou par rapport aux élections générales de 2007.

Quels sont les acquis politiques du RDS?

En trois ans, ce parti s’est implanté dans toutes les régions du Mali, sauf Kidal, a dit le conférencier. C’est beaucoup, en si peu de temps, quand on sait par exemple qu’une conférence de section à Rharous coûte un million et demi.

A la question de savoir si le RDS présentera un candidat à l’élection présidentielle de 2007, le président a répondu par l’affirmative, précisant toutefois qu’il ne s’agit pas forcément d’un candidat du parti.

Il peut s’agir d’un candidat d’un autre parti, auquel le RDS aura jugé bon d’apporter son soutien et cela sans condition. C’est dire que le RDS est de toutes les batailles électorales qu’il ne monnaye pas son soutien.

Quand il était dans un autre parti (entendez l’UDD) en 1997, il avait ainsi soutenu le président Alpha, en quittant le COPPO pour la défense des intérêts supérieurs de la démocratie malienne.

C’est le président Alpha qui, de lui-même, avait alors invité l’UDD à entrer au gouvernement. C’est dire que le RDS a une somme d’expérience et qu’il ne cheminera jamais qu’avec des hommes sérieux, “qui ne se coupent pas la tête pour une petite place”.

Si le RDS est, naturellement, prêt à former un regroupement avec tout autre parti qui partage ses idéaux, il n’est pas question qu’il suive aveuglément des partis dits forts, lesquels pouvent devenir faibles demain. C’est aussi la raison pour laquelle au RDS (qui a neuf conseillers communaux), on ne cherche pas à humilier des partis dont on a reçu des transfuges, ni à privilégier les actions humanitaires comme celles réalisées de façon symbolique à l’occasion du mois de la solidarité (même si ce mot figure dans son sigle) tant que le parti n’aura pas accédé au pouvoir.

Au plan national

La sécurité est l’un des soucis principaux du parti, qu’il s’agisse de sécurité alimentaire, de sécurité routière, de sécurité des biens et des personnes ou de sécurité de l’Etat. Un pays doit investir dans ce domaine la quintessence de ses ressources intellectuelles. Or de graves lacunes subsistent dans chacun de ces compatiments, même si le RDS délivre au gouvernement un satisfecit global pour la sécurité.

Il est indéniable, que globalement notre pays, grâce au consensus, connaît une paix sociale sans précédent” dit le document de presse, qui conclut cependant qu’“il devient urgent pour l’Autorité malienne de prendre des dispositions pour assainir et réorganiser la sécurité nationale, renforcer et procéder à un réarmement moral de nos forces armées nationales”.

En ce qui concerne la solidarité, le RDS pense qu’au-delà du mois qui lui est officiellement consacré, elle devrait être orientée vers des actions durables.

Cependant l’information la plus frappante donnée par le conférencier se rapporte à la décécentralisation. Après une étude, a-t-il révélé, le RDS pense qu’il faut au Mali 23 régions, (sans compter 15 nouvelles créations le District de Bamako) et que les gouverneurs devraient être élus. Peu importe que cela ne soit pas dans la stricte orthodoxie de l’administration à la française, mais nous devons résolument nous tourner vers une administration de développement et nous éloigner de l’héritage de l’Etat jacobin voir colonial. La Constitution du Mali ne s’y oppose, nullement, assure le Pr Dicko s’appuyant sur l’article 11 qui déclare qu’on peut faire tout ce qui n’est pas interdit.

Le RDS, a rappelé le conférencier, soutient l’Accord d’Alger, tout en rappelant l’Etat à la fermeté si nécessaire. En ce qui concerne le pamphlet ATT-Cratie, il porte atteinte à l’honneur du che de l’Etat, et par ricochet, à celui de tout le Mali, ce pays aux traditions de grandeur, car la critique, qui est permise en démocratie, n’est pas l’insulte. Le conférencier a dénoncé au passage le parjure de ceux qui se sont présentés eux-mêmes comme des membres de la Sécurité d’Etat en fonction ou à la retraite.


Au Plan International

Le RDS exprime sa solidarité au peuple frère de Côte d’Ivoire et invite les acteurs de la crise à se détacher des puissances étrangères; son soutien aux peuples martyrs Palestine et d’Irak qui sont l’objet de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ainsi qu’à l’Iran dans ses efforts d’acquérir la science et de posséder la technologie lui permettant l’utilisation pacifique de l’énergie atomique.

Ibrahima KOÏTA

13 novembre 2006.