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Troisième audience et retour en prison pour le jeune rappeur marocain Mouad Belghouat. Le chanteur de 24 ans, arrêté le 29 mars, après une plainte de la direction générale de la sûreté nationale l’accusant de porter atteinte à l’image de la police, s’est vu, une nouvelle fois, refuser la liberté provisoire le 16 avril. Il risque trois ans de prison. Pour le procureur du roi, avec ses chansons très critiques, le rappeur est un danger potentiel pour l’ordre public. Une aberration selon l’un de ses avocats Hatim Begard. Car, pour ses avocats, Mouad Belghouat répond à tous les critères pour autoriser une libération provisoire. Une adresse, pas de passeport et la possibilité de payer une caution. Mais le rappeur restera en prison. Maria qui dirige le comité de soutien du chanteur dénonce une atteinte à la liberté d’expression. A l’extérieur du tribunal, une centaine de fans et de copains du quartier se sont rassemblés. Les forces de l’ordre ont interdit l’accès à la plupart d’entre eux. Qu’importe, ils seront là mercredi prochain, disent-ils, pour soutenir celui devenu désormais leur « Che Guevara ».
RFI