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Un rappeur tunisien a été condamné jeudi à deux ans de prison pour une chanson insultant la police, un jugement qui a déclenché des heurts et suscite une nouvelle polémique sur l’état de la justice et des liberté dans le pays. Des protestations et heurts avec la police ont éclaté dès l’annonce du verdict. Des cris se sont élevés dans la salle d’audience parmi les partisans du chanteur et la police est intervenue brutalement pour évacuer ces artistes, amis et proches du rappeur de 25 ans.Plusieurs personnes ont été violemment frappées par les policiers, y compris un journaliste du portail d’information Nawaat, Emine M’tiraoui, qui a été projeté au sol et frappé par des policiers. Durant ces heurts, un gaz irritant s’est répandu aux alentours, mais la police et les partisans de Weld El 15 s’accusaient mutuellement d’en être à l’origine. Au moins trois personnes ont été interpellées. « Le jugement rendu est très sévère pour un artiste qui a décidé de se livrer de son propre gré à la justice », a réagi l’avocat principal de la défense Me Ghazi Mrabet. « C’est d’autant plus injuste qu’il n’existe aucun texte pour réprimer un travail artistique », a-t-il ajouté. AFP