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Depuis six mois, ils attendaient de savoir s’ils pourraient un jour rentrer au Rwanda. Ces miliciens hutus rwandais se demandent maintenant s’ils seront la cible de l’offensive rwando-congolaise en cours dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Près de 187 membres d’une faction dissidente des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) vivent à Kasiki, petit village de la province du Nord-Kivu, à la limite des territoires de Lubero et Walikale. En juillet 2008, ils annonçaient déposer les armes « pour entamer un processus de paix visant au rapatriement volontaire », rappelle leur chef, le colonel Sabin Gaheza, dont l’attitude autoritaire traduit la formation de soldat. Plus de 6.000 combattants rwandais sont rentrés volontairement dans leur pays depuis le lancement en 2002 par l’ONU d’un programme de désarmement et rapatriement. « Nous avons désarmé volontairement, mais malheureusement les autorités rwandaises ne nous offrent toujours pas les garanties nécessaires à notre retour », assure le colonel Afrika. « Nous restons des opposants »… (Afp)