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Environ 8,8 millions de personnes ont bénéficié des actions du Programme Santé Keneya Ciwara. C’est ce qui ressort de la Journée de dissémination et de capitalisation des réalisations de ce Programme-phare que l’US-AID a lancé en octobre 2003 de concert avec le gouvernement malien. Ce Programme, qui pendra fin en septembre 2013, aura coûté 36,5 millions de dollars, soit environ 18 milliards de FCFA.

Les travaux de cette Journée se sont déroulés jeudi 27 juin à l’hôtel Radisson blu sous la présidence du Secrétaire Général du ministère de la Santé, Adama Diawara, représentant son ministre empêché.
A en juger par les témoignages qui ont émaillé cette Journée, le Programme Santé Keneya Ciwara, s’il n’avait pas existé, il aurait fallu certainement l’inventer tant ses résultats sont probants.

Tourné vers la promotion de la santé communautaire et des ménages à travers l’utilisation accrue des services de santé au sein de la communauté et des ménages, ce Programme est mis en œuvre par un consortium d’organisations non-gouvernementales internationales et nationales (17) en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et les autorités sanitaires locales. Care International au Mali est le chef de file de ce consortium. Au nombre des ONG internationales figurent le Centre des Programmes de Communication de l’Université Johns Hopkins, IntraHealth international, le Groupe Pivot Santé Population, l’Action contre la faim.

Le Projet Keneya Ciwara couvre l’ensemble des huit régions du Mali avec 36 districts de concentration. Il vise à augmenter l’accès et l’utilisation des services de santé à grand impact, à promouvoir les pratiques familiales essentielles de santé au niveau des ménages et à améliorer la qualité des services de santé disponibles.

Il couvre, entre autres domaines, la santé de la reproduction, la planification familiale, la lutte contre le paludisme, la santé de la mère et de l’enfant, le renforcement des capacités des Associations de Santé Communautaire (ASACO) et le renforcement de la qualité des services fournis par les Centres de Santé Communautaire (CSCOM) à travers l’approche « CSCOM Ciwara d’Or ».

En réalité, Keneya Ciwara est un des trois maillons du Programme Santé US-AID des services à grand impact en appui au PRODESS. Il vise à améliorer tous les indicateurs en matière de mortalité, morbidité maternelle et infantile, au niveau aire de santé avec l’implication effective des ASACO, des collectivités, des équipes cadres des CSCOM, des organisations de la société civile et des relais. Le Programme Santé Keneya Ciwara de l’US-AID aura largement répondu aux attentes des populations.

C’est ce qui ressort, en tout cas, des interventions des responsables des structures partenaires présents à la Journée et des bénéficiaires et des acteurs, témoignages consignés dans un film vidéo d’une quinzaine de minutes projeté à la faveur de la Journée de dissémination des réalisations. Ainsi, le Programme a-t-il bénéficié à 8,8 millions de personnes environ. Soixante deux pour cent (62%) des six cent soixante quatre (664) ASACO couvertes par le Programme sont arrivées à maturité, 16 relais sont formés pour la promotion des pratiques familiales essentielles dans les ménages et la distribution à base communautaire.

Quarante cinq centres de santé communautaire sont accrédités « CSCOM Ciwara d’or ». Ce n’est pas tout : 216 ASACO sont formées sur la technique d’élaboration du plan de développement institutionnel, 212 ont élaboré leur plan de développement institutionnel avec l’appui des ONG, 220 ASACO sont formées en micro-planification pour le suivi des indicateurs de santé avec la DNS et ATN. Enfin, 236 CSCOM ont été équipés en matériels médicaux et en médicaments.

« Nous considérons cela comme un début prometteur et c’est pourquoi nous voudrions terminer, avec votre permission, en réitérant le souhait que l’action conjuguée du gouvernement maliens et des partenaires en développement se poursuive pour atteindre les objectifs que l’Etat malien s’est fixés en matière de santé des populations.

Nous vous encourageons à mobiliser l’engagement à tous les niveaux et échelons, c’est-à-dire le gouvernement, les partenaires techniques et financiers, les collectivités territoriales, les organisations non-gouvernementales, les associations de développement, le secteur privé et les communautés afin de faire de la question de la mère et de l’enfant une priorité en lui conférant la place préférentielle qu’elle mérite » a relevé Mme Claudine Mensah Awute, Directrice Mission de Care international au Mali dans son adresse. Mme Awute avait, auparavant, remercié le peuple américain à travers l’Agence des Etats Unis pour le Développement International (US-AID) pour son appui technique et financier constant au secteur du développement en général et au système de santé malien en particulier.

« Permettez-moi de rendre un vibrant hommage à tous ceux qui vous ont accompagnés et qui ont apporté leur savoir et savoir-faire pour que les différentes approches puissent donner des résultats tangibles. L’US-AID, par ma voix, vous félicite pour tous les résultats obtenus et les initiatives développées parmi lesquelles le Processus Ciwara d’Or qui a été adopté par le ministère de la Santé comme stratégie nationale. Je ne saurai terminer mon propos sans témoigner de la fierté du peuple américain d’avoir accompagné le Programme Santé Keneya Ciwara durant ces dix ans » a, pour sa part, souligné la Directrice du Bureau de Santé de l’US-AID, Carrie Rasmussen.

« Vous constatez avec moi que la couleur est riche et cela selon les informations reçues grâce à l’accompagnement financier et technique de l’US-AID que je salue. C’est pour cette raison, chers participants, que je vous invite à plus de concentration pour tirer le maximum de profit. Quant à Keneya Ciwara et au peuple américain je leur adresse les sincères remerciements du gouvernement du Mali et cela au nom des millions de femmes et d’enfants ayant bénéficié de ce Programme » a, de son côté, laissé entendre le Secrétaire Général du ministère de la Santé, Adama Diawara. Avant de donner l’assurance à un animateur d’ONG qui s’inquiétait de la poursuite du Programme, surtout dans le septentrion du pays où les infrastructures réalisées ont été détruites lors de l’occupation par les narco-jihadistes et les bandits armés du MNLA.

« Le gouvernement a fait une évaluation exhaustive de la situation et il y a beaucoup d’opportunités pour la continuation du Projet » a-t-il martelé. La visite des stands et un cocktail dans les jardins du Radisson blu ont mis fin à la Journée.

Yaya Sidibé

02 Juillet 2013