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Le procès en appel vendredi de trois féministes européennes à Tunis doit être reporté en raison d’une erreur de procédure mais la défense espère une libération conditionnelle des activistes condamnées à quatre mois de prison pour une manifestation seins nus. L’avocat des accusés estime que le juge devrait annoncer en fin d’après-midi la nouvelle date du procès et décider s’il accorde la liberté conditionnelle aux trois activistes de l’organisation Femen. Les avocats des associations islamiques ont à l’inverse dénoncé des « pressions étrangères » pour expliquer l’accélération de la procédure. La condamnation des Femen et celle le lendemain d’un rappeur à deux ans de prison pour un chanson insultant la police ont été critiquées par des ONG de défense des droits de l’Homme qui considèrent que ces affaires relèvent du domaine de la liberté d’expression même si les méthodes sont controversées.
La France, l’Allemagne et l’Union européenne ont aussi regretté la sévérité de la peine infligée aux Femen. L’opposition accuse régulièrement le gouvernement dirigé par le parti islamiste Ennahda de chercher à juguler la liberté d’expression et de viser à revenir sur les acquis des Tunisiennes. Les femmes en Tunisie bénéficient de la législation la plus libérale du monde arabe mais les féministes y ont critiqué l’action de Femen tout en soulignant que leur place n’était pas en prison.AFP.