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La date du 25 août a été retenue après une brève audience devant le tribunal de Pietermaritzburg, où le chef de l’ANC s’est discrètement glissé peu avant 10H00. Le tribunal a en outre fixé au 24 juin une audience au cours de laquelle M. Zuma compte demander un abandon définitif des poursuites à son encontre. Inculpé pour fraude et corruption dans le cadre d’une enquête fleuve impliquant le groupe d’armement français Thalès, Zuma mènera la campagne de l’ANC lors des élections législatives et provinciales, prévues en avril ou mai. Les députés issus de ce scrutin éliront ensuite le président de la République. Compte tenu de la forte majorité de l’ANC, qui dispose actuellement de plus de 2/3 des sièges au Parlement, il est quasiment assuré d’être élu. Selon la Constitution sud-africaine, seules les personnes condamnées sont inéligibles. Les partisans du tribun zoulou assurent depuis le début de ses déboires judiciaires qu’il fait l’objet d’un complot politique, initié par son rival, l’ancien chef de l’Etat Mbeki. Même si M.Zuma accède à la présidence, il pourra comparaître, rien dans la Constitution n’interdisant les poursuites contre un chef de l’Etat. (Afp)