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Le président sénégalais Abdoulaye Wade, candidat à sa propre succession, a été interpellé lundi soir par des femmes de Casamance qui lui ont demandé comment il allait ramener la paix dans cette région du sud du Sénégal en proie à une rébellion armée depuis 30 ans. Dans sa réponse, le président-candidat a affirmé que son « premier souci » était la paix en Casamance, ajoutant cependant qu’on « ne fait pas de la diplomatie dans la rue ». « Je ne peux pas parler ici de ce que je discute avec le maquis (rébellion). Les grands chefs du maquis, je les connais, nous discutons par intermédiaires » interposés, a-t-il affirmé. Sur l’implication de la Gambie et de la Guinée-Bissau dans la recherche de la paix, il s’est dit disposé à ce qu’ils y soient associés, ajoutant cependant: « Nous savons qu’il y a la main de l’étranger dans cette affaire de la Casamance ». Cette région est le théâtre depuis 1982 d’un conflit opposant l’armée sénégalaise au MFDC. Le conflit a fait des milliers de victimes civiles et militaires et des dizaines de milliers de déplacés et réfugiés. AFP.