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Le président tunisien Moncef Marzouki entame mercredi sa première tournée régionale pour tenter de remettre sur les rails le processus d’union maghrébine bloqué depuis plusieurs années par le problème du Sahara occidental. « Cette tournée vise à réanimer l’Union du Maghreb arabe (UMA – Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) à travers la tenue d’un sommet que la Tunisie se propose d’accueillir », a indiqué son porte-parole Adane Moncer. Ancien opposant à Ben Ali et défenseur des droits de l’Homme, M. Marzouki plaide pour un « Maghreb des libertés » dont les ressortissants auront le droit de circuler, résider, investir ou devenir propriétaire. L’UMA doit faire l’objet d’une réunion ministérielle fin février à Rabat, avant un éventuel sommet que la Tunisie souhaite accueillir. Les institutions internationales et les partenaires occidentaux des États maghrébins pointent souvent le déficit de croissance dû à l’absence d’intégration régionale et ses conséquences, le chômage et la précarité, qui poussent des milliers de jeunes Maghrébins à l’immigration clandestine. « La réactivation de l’UMA devrait permettre la mise en route d’une politique sécuritaire commune entre les pays qui la composent », selon son porte-parole. AFP.