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Le président soudanais Omar el-Béchir est arrivé dimanche au Nigeria où il doit participer à un sommet africain malgré un mandat d’arrêt émis contre lui par la CPI pour crimes de guerre au Darfour. « Le Nigeria s’est distingué de manière honteuse en devenant le premier pays d’Afrique de l’ouest à accueillir le président soudanais qui fuit la CPI », a déclaré une responsable de HRW, Elise Keppler. L’ONG avait appelé samedi le Nigeria à empêcher le président Béchir d’assister au sommet d’Abuja ou de l’arrêter s’il s’y rendait. Le gouvernement nigérian « a violé ses obligations au titre du droit international »,nous a ajouté Chino Obiagwu, président de l’ONG Coaliltion du Nigeria pour la CPI. L’Union africaine a appelé ses membres à ignorer les mandats d’arrêt de la CPI qui n’a jusqu’à présent inculpé que des Africains pour des crimes survenus en Afrique. Certains pays, comme le Tchad, Djibouti ou le Kenya ont autorisé ses visites, mais d’autres, comme le Botswana, l’Afrique du Sud ou l’Ouganda, ont fait en sorte que M. Béchir ne pose pas le pied sur leur territoire Mme Keppler a ajouté que la visite du président Béchir à Abuja était « une insulte aux victimes » du Darfour. Le gouvernement nigérian n’a pas fait de commentaire. AFP.