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Peu après des combats meurtriers opposant Khartoum et Juba, le président sud-soudanais Salva Kiir est reçu mardi à Pékin, très important client du pétrole dont les deux pays se déchirent le partage et l’exportation. La visite en Chine jusqu’au 28 avril de M. Kiir, qui aura notamment des entretiens avec le chef de l’Etat Hu Jintao, pourrait avoir des retombées positives en raison des investissements de Pékin dans la région, qui contraignent le pouvoir chinois à tenter de calmer le jeu entre les parties. Principal allié d’un Soudan isolé diplomatiquement depuis les années 90, et son premier partenaire économique, Pékin a aidé Khartoum à devenir un important exportateur de pétrole. Mais la Chine s’approvisionne aussi en or noir auprès du Sud. Les Chinois ont également armé à profusion les troupes soudanaises en lutte pendant plus de 20 ans contre les rebelles du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), aujourd’hui au pouvoir à Juba. Mais dès les accords de paix de 2005, ouvrant la voie l’indépendance du sud, la Chine a pris soin de s’attirer aussi les bonnes grâces des sudistes. D’où le délicat exercice d’équilibre auquel est contraint aujourd’hui Pékin, qui a ces derniers jours appelé maintes fois les deux parties à « reprendre le dialogue dès que possible ». AFP