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Le président ghanéen John Dramani Mahama doit prêter serment lundi suite à l’élection présidentielle du mois dernier, au cours d’une cérémonie boycottée par l’opposition qui a contesté les résultats du scrutin devant les tribunaux. Les observateurs locaux et internationaux se sont accordés à qualifier le scrutin de « paisible » et de « transparent » dans un pays considéré comme une démocratie exemplaire au cœur d’une région, l’Afrique de l’Ouest, souvent secouée par des troubles politiques. Mais le candidat de l’opposition, qui avait perdu face à M. Mills en 2008 à moins d’un pourcent près, a déposé une plainte devant la Cour Suprême, qui devrait se prononcer prochainement, dénonçant des irrégularités et réclamant d’être proclamé vainqueur. Douze chefs d’État africains ont prévu d’assister à la cérémonie d’investiture, dont les présidents nigérian Goodluck Jonathan et sud-africain Jacob Zuma, ainsi que des délégations des Etats-Unis et de l’Union Européenne. L’un des grands enjeux du mandat à venir est la façon dont seront dépensés les revenus du pétrole, dont le Ghana est devenu producteur en 2010. « La question cruciale (…) est de savoir comment va être gérée l’économie », estime le professeur Isaac Owusu-Mensah, de l’Université du Ghana. « Si (les revenus du pétrole) ne sont pas utilisés à bon escient, ça va poser problème ». AFP.